Le débat des chefs de Métro: la reconnaissance des diplômes
Plusieurs immigrants qui sont sollicités pour s’établir au Canada et obtiennent la permission de le faire découvrent, dès leur arrivée dans notre pays, que leurs titres de compétence n’y sont pas reconnus. Quel rôle le gouvernement fédéral devrait-il jouer pour résoudre ce problème?
Michael Ignatieff (Parti libéral)
Le gouvernement fédéral doit établir une meilleure grille d’acceptation des immigrants et leur donner de meilleurs conseils sur le processus de reconnaissance des titres de compétence avant qu’ils quittent leur pays d’origine. L’amélioration du processus de reconnaissance des titres de compétence et l’intégration des nouveaux Canadiens dans la main-d’Å“uvre exigent que les gouvernements, les groupes professionnels, les établissements scolaires, les conseils sectoriels et les syndicats renouvellent leurs efforts de colla-boration. Nous fournirons du leadership et accorderons la priorité à ce dossier.
Gilles Duceppe (Bloc québécois)
L’évaluation et la reconnaissance des titres de compétence sont du ressort du Québec et des provinces. Le gouvernement du Québec a entrepris certaines initiatives à l’international afin de faciliter les mouvements de main-d’Å“uvre. Nous soutenons ces efforts. Par ailleurs, le Québec a une certaine autonomie en matière d’immigration. Malheureusement, l’entente actuelle avec le fédéral ne nous permet pas de mettre en application l’ensemble des valeurs qui caractérisent le Québec. Seuls les moyens dont disposent les pays souverains, dont les réseaux diplomatiques – ambassades et consulats -, permettront au Québec de déployer une politique d’immigration plus efficace et humaniste.
Stephen Harper (Parti conservateur)
Notre gouvernement a réagi à la crise économique mondiale en élaborant le Plan d’action économique du Canada. L’aide à la reconnaissance des titres de compétence étrangers est un des éléments-clés de notre stratégie économique. Un investissement de 50 M$ sur deux ans a permis d’accélérer la reconnaissance des titres dans un grand nombre de professions et a aidé les nouveaux arrivants à s’intégrer au marché du travail. Toutefois, certains travailleurs étrangers ont de la difficulté à couvrir les coûts des formations incluses dans le processus de reconnaissance. Si nous sommes réélus, nous offrirons des prêts pour aider les nouveaux arrivants à s’offrir les formations exigées pour que leurs titres de compétence soient reconnus.
Jack Layton (Nouveau Parti démocratique)
Un gouvernement du NPD prendrait les mesures nécessaires pour garantir un système d’immigration juste, efficace, transparent et responsable. En travaillant avec les provinces et les autorités qui délivrent les permis, nous accélérerons et simplifierons la reconnaissance des titres de compétence, des diplômes étrangers et des diverses expériences de travail. Pour améliorer l’alphabétisation, l’intégration communautaire et les programmes d’enseignement du français et de l’anglais langues secondes, nous rétablirons le financement fédéral des programmes d’établissement des nouveaux arrivants.
Elizabeth May (Parti vert)
Le Parti vert n’est pas d’accord avec le système d’accréditation actuel, surtout s’il ne reconnaît pas les titres de compétence étrangers. Nous cesserons de tenir compte des titres de compétence étrangers aux fins d’immigration, sauf lorsque ces derniers sont reconnus par le Canada ou qu’une procédure expéditive pour accorder l’accréditation canadienne existe déjà, et établirons plutôt des critères réalistes pour les immigrants axés sur les possibilités d’emploi existantes au Canada. Nous exhorterons les associations professionnelles à éliminer les obstacles à la reconnaissance des titres de compétence professionnelle valides des immigrants.