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Les étudiants veulent que la ministre Beauchamp ouvre plus grande la porte

MONTRÉAL – Les associations étudiantes saluent ce qu’ils appellent la
petite ouverture de la ministre de l’Éducation Line Beauchamp, mais
veulent une plus grande ouverture de sa part à discuter également des
droits de scolarité, pas seulement de l’aide financière.

La Fédération étudiante universitaire (FEUQ) et la Fédération étudiante
collégiale (FECQ) ont rencontré la presse vendredi matin devant le
Collège Rosemont, à Montréal, pour exprimer leur satisfaction de voir la
ministre entrouvrir la porte à des discussions avec les étudiants en
grève, mais exprimer aussi leur insatisfaction de voir qu’elle refuse
d’emblée leur revendication de gel des droits de scolarité.

« Pour nous, le noeud du problème se situe autour des droits de scolarité
à l’université. La ministre ne peut donc pas occulter complètement
cette situation-là », a estimé le président de la FECQ, Léo
Bureau-Blouin.

Le leader étudiant s’est montré décidément optimiste. « On est très
confiant qu’on entre dans un point tournant de cette grève; on entre
dans une phase payante, entre guillemets, pour les grévistes. On a des
scores de plus en plus forts. Nous, on pense être capable de tenir
encore plusieurs semaines. On arrive à un moment où va dénouer l’impasse
au cours des prochains jours ».

Jeudi, la ministre Beauchamp s’est dite ouverte à discuter avec les
associations étudiantes en grève, mais a répété qu’il n’était pas
question de gel des droits de scolarité, ce que revendiquent la FECQ et
la FEUQ, ou de gratuité scolaire, ce que veut la CLASSÉ (Coalition large
de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante).

Les fédérations étudiantes croient que la ministre ne peut pas limiter
ainsi le cadre des négociations.
Entre-temps, d’autres actions sont à venir de la part des étudiants,
notamment une autre grande manifestation à Sherbrooke, la
circonscription du premier ministre Jean Charest, le 4 avril.

« On s’attend vraiment à plusieurs milliers d’étudiants. Le 22 mars, on a
fait la plus grande manifestation de l’histoire de Montréal. On s’est
donné le défi de faire la plus grande manifestation de l’histoire de
Sherbrooke », a indiqué M. Bureau-Blouin.

Par ailleurs, les associations étudiantes FECQ et FEUQ, d’une part, et
la CLASSÉ, d’autre part, qui ont traditionnellement vécu quelques
tensions, semblent vouloir se rapprocher de façon plus formelle.

M. Bureau-Blouin a précisé que ces associations allaient discuter pour
« mettre sur pied un comité inter-associatif de négociation », arguant que
« c’est extrêmement important que les étudiants continuent de faire
front commun, continuent d’être unis ».

« Entre chaque organisation, ça arrive des fois qu’il y ait de petits
irritants, mais nous on veut vraiment abaisser ça au maximum. On pense
que les étudiants n’en ont que faire des guerres de bannières.
L’important, c’est de focuser sur la cible », a plaidé M. Bureau-Blouin.

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