Art de vivre
21:25 15 juillet 2014 | mise à jour le: 16 juillet 2014 à 09:51 temps de lecture: 2 minutes

La santé mentale des gais jugée préoccupante

La santé mentale des gais jugée préoccupante
Photo: Getty Images

Si la santé physique des hommes gais s’est améliorée dans les dernières années, leur santé mentale est encore préoccupante, selon certains intervenants.

«D’année en année, on est davantage en contact avec des gais qui ont des difficultés psychologiques, des dépressions sévères et des idées suicidaires», estime Robert Rousseau, directeur général de RÉZO, un organisme communautaire qui fait la promotion de la santé chez les hommes gais et bisexuels. M. Rousseau participera mercredi à une causerie sur la santé gaie, organisée dans le cadre de l’exposition «Fugues se souvient: 30 ans d’homosexualité au Québec».

Selon une étude effectuée par RÉZO en 2009, le VIH était toujours au premier rang des préoccupations de santé des homosexuels. Toutefois, 50% des personnes sondées pour l’étude avaient aussi vécu des niveaux de stress et d’anxiété élevés. Selon M. Rousseau, les gais vivent des problèmes uniques: manifestation d’homophobie, crainte d’être dévoilé au travail, discrimination, peur du rejet en raison de leur orientation sexuelle, entre autres.

«L’image corporelle est aussi une grande préoccupation et on observe de plus en plus de troubles de l’alimentation et de consommation de stéroïdes chez les jeunes gais», a soulevé M. Rousseau.

Selon le dernier rapport annuel de Gai Écoute, 26% des 9664 personnes ayant appelé ce service vivaient de l’isolement, de la solitude et du rejet. «Beaucoup ont de la difficulté à se créer un réseau social», a raconté une intervenante.

RÉZO a aussi constaté une augmentation de la consommation de drogues, en particulier du cristal meth. L’organisme prête ses locaux de deux à trois fois par semaine à des groupes de soutien destinés aux homosexuels pour la dépendance à cette drogue.

M. Rousseau déplore que malgré ces problèmes, peu de programmes de santé mentale visent spécifiquement les hommes gais. «On voudrait aussi des sources de financement pour autres choses que la prévention du VIH-Sida et les infections transmissibles sexuellement», a-t-il dit.

Causerie La santé gaie
Quatre intervenants discuteront de l’état de la santé des LGBT (lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres) aujourd’hui et des défis pour l’avenir.
Mercredi 16 juillet à 18h
Écomusée du fier monde, 2050, rue Amherst
Entrée libre