La Coalition en promet plus dès le 18 août
La Coalition syndicale pour la libre négociation emboîtera le pas à la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ) et se fera plus présente sur l’espace public dès le 18 août.
Alors que le FPMQ intensifiait ses moyens de pression, mardi, en lançant une campagne de publicité et manifestait devant les bureaux de la présidente de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Suzanne Roy, le porte-parole de la Coalition, Marc Ranger, a assuré à Métro qu’une «campagne» de la Coalition débutera le 18 août prochain. Sans donner plus de détails, il a par la suite indiqué que des «actions plus globales de la Coalition s’en viennent». Métro a appris qu’il s’agit d’une importante campagne d’affichage et que des manifestations seraient considérées.
Questionné sur les actions lancées hier par le FPMQ, membre de la Coalition, M. Ranger assure que tout cela a été fait en concertation avec la Coalition, tout comme le fond d’autres coalitions régionales de leur côté. «Nous sommes tous des organisations sous le chapeau de la Coalition qui ont leur propre mode de fonctionnement, qui ont des enjeux particuliers, donc ce n’est pas contradictoire. Ils nous disent ce qu’ils veulent faire, et on leur dit ‘allez-y’», a affirmé M. Ranger.
L’important pour le porte-parole est de garder une cohésion dans le discours. «En fin de compte, on a tous le même message de fond: c’est des régimes de retraite qu’on a négocié, qu’on n’a pas volé. Ainsi, il faut permettre à certaines organisations locales de pouvoir faire des actions qui maintiennent la pression partout», ajoute-t-il.
Même son de cloche du côté de Michel Grant, professeur associé en relation du travail à l’UQAM. «Lorsqu’il y a des fronts communs, ça n’enlève pas les particularités et les identités propres des syndicats», indique-t-il.
Le professeur estime que les employés municipaux, depuis le début de leurs moyens de pression, réussissent adéquatement à atteindre les objectifs de leurs actions. «Le premier objectif c’est d’abord d’informer leurs membres et de les mobiliser», assure M. Grant. Il ajoute que les syndicats ne visent pas à gagner l’opinion publique qui a tendance à pencher vers la partie patronale, mais bien de la neutraliser et de simplement imposer le sujet sur la place publique. «Et ça, ils réussissent à le faire», assure M. Grant.