Léo Bureau-Blouin quittera son poste en juin
CONTRECOEUR, Qc – L’un des visages du mouvement étudiant contre la hausse des droits de scolarité prépare sa sortie.
Léo Bureau-Blouin, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), termine son mandat le 1er juin. Les membres de la FECQ, réunis cette fin de semaine en assemblée générale annuelle à Contrecoeur, en Montérégie, éliront son remplaçant dimanche.
En entrevue à La Presse Canadienne, M. Bureau-Blouin a expliqué qu’il ne peut se représenter à la présidence, puisqu’il a déjà complété deux mandats, ce qui constitue la limite réglementaire.
Alors que la situation s’enlise et que la violence se met de la partie, il a dit espérer que le conflit sera réglé avant son départ.
Selon les chiffres de la FECQ, 85 000 étudiants collégiaux sont toujours hors des salles de classes, ce qui peut mettre en péril les sessions de certains d’entre eux. M. Bureau-Blouin a précisé que toutes les associations étudiantes qui se sont exprimées sur la poursuite de la grève la semaine dernière l’ont reconduite.
Concernant la violence observée vendredi au centre-ville de Montréal, M. Bureau-Blouin a affirmé qu’il s’agit de gestes déplorables et a appelé les parties au calme. Il a dit espérer que le gouvernement fera la même chose.
Concernant le refus de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) de condamner clairement la violence et le vandalisme avant d’en avoir reçu le mandat de ses membres, le président de la FECQ croit qu’une telle dénonciation pourrait contribuer à calmer les esprits. La CLASSE consultera ses membres à ce sujet dimanche.
Après les émeutes qui ont secoué vendredi le Salon du Plan Nord, au Palais des congrès de Montréal, d’autres manifestations ont lieu samedi. La FECQ n’est toutefois pas de la partie, en raison de l’assemblée.
Elle sera toutefois de retour dans la rue dimanche, dans le cadre de la grande manifestation pour le Jour de la Terre, à Montréal.