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Mike Ward est un con

Il y en a qui ne sont pas très brillants. Certains n’y sont pour rien. Pour d’autres, c’est simplement qu’ils sont cons. Selon moi, vous êtes maintenant au courant, Mike Ward est le chef du second groupe. 

Dimanche, quand il en a remis – encore une fois – avec sa maudite farce plate associant la cupidité de Revenu Québec à la disparition de Cédrika Provencher à partir d’une expérience qu’il aurait lui-même vécue, Mike Ward a fait montre à nouveau d’un manque de jugement consternant. Son gag est non seulement poche à mourir, il est surtout horriblement cruel. Mine de rien, même si le «comique» semble croire que le prénom de Cédrika appartient désormais au domaine public, il y a encore des parents qui se demandent quel sort a été réservé à leur enfant plus d’un an après sa disparition. À moins d’un miracle, on présume que la conclusion de cette histoire sera tragique. On ne souhaite ça à personne, pas même à Mike Ward…

On appelle marginaux ceux qui sortent des sentiers battus. Sauf que Mike Ward n’a rien d’un marginal. C’est seulement un clown destroy prêt à faire et à dire n’importe quoi pour faire parler de lui. Quitte à envoyer un message de pseudopanique sur YouTube pour se plaindre de ses vacances gâchées (hoooonnnn…) par des intimidateurs qui s’étaient postés devant chez lui plus tôt cet été pour lui faire un mauvais parti. Tiens donc, ça veut jouer au goon et ça fait dans ses culottes quand vient le moment de croiser plus «toffe» que lui… 

Le pire, c’est qu’il m’a déjà fait rigoler celui-là. C’était il y a longtemps. C’était avant les cheveux multicolores, les tattoos méchants-méchants et, surtout, avant ce désir irrépressible de se distinguer (sic) à tout prix en s’adonnant à l’humour trash tout en clamant au passage un semblant de liberté de parole. Pour en faire quoi?

Je le répète : Mike Ward est un con. Et un irresponsable. J’entends déjà le procès qu’on fera encore une fois à TOUS les humoristes par sa seule faute. Cette fois-ci, saura-t-il l’assumer plutôt que de brailler devant l’adversité? Aveuglé par son désir d’être vu, il ne sait probablement pas qu’il est une véritable honte pour ceux et celles qui ont le privilège d’avoir accès à une tribune. 

Pauvre type.

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