Macédoine printanière
Debout sur mon banc de neige préféré – c’est fou comme nous sommes devenus intimes avec le temps – je suis comme le printemps, je ne me branche plus. Ça fait qu’aujourd’hui, je vais vous entretenir d’une couple d’affaires…
Commençons par l’utilisation du cellulaire au volant. À compter d’aujourd’hui, vous le savez déjà, il sera formellement interdit d’avoir son appareil en main quand vous aurez une conversation téléphonique au volant de votre voiture. Question de sécurité qu’ils disent. Néanmoins, vous pourrez continuer à faire du bla-bla en utilisant un bidule qui vous permettra de garder vos deux mains sur votre gouvernail. Si vous me le permettez, j’aimerais juste poser une question comme ça: Qu’est-ce qui est le plus distrayant, avoir une engueulade avec les mains libres ou piquer une banale jasette avec le téléphone collé sur son oreille?
Loin de moi l’idée de basculer dans la mauvaise foi, mais s’agirait-il seulement d’un nouveau truc pour se faire coller une contravention? J’ai même appris entre les branches que l’an prochain, ils veulent donner des tickets à ceux qui vont conduire avec une tuque. On sait bien que les têtes chaudes sont les plus dangereuses sur les autoroutes…
Un film à voir : Caramel, de la cinéaste libanaise Nadine Labaki. Pas un Citizen Kane, on va s’entendre tout de suite là-dessus, mais un film qui vous en montrera plus sur la vie des résidants de Beyrouth que tous les CNN et autre Al Jazeera réunis. Quatre-vingt-dix minutes exemptes de roquettes et de cratères dans les rues. Et presque sans hidjabs par-dessus le marché. Le tout avec un ton léger qui modifie la perception souvent faussée que nous avons de cette ville, que l’on croit constamment à feu et à sang. Comme quoi, parfois, tout dépend de ce que l’on choisit de nous montrer.
La meilleure de la semaine, c’est sur le site RDS.ca qu’elle est sortie. Interrogée sur le comportement de son fils, la mère de Jonathan Roy et ex-épouse du Patrick du même nom s’est dite déçue : «Ce n’est pas comme ça que j’ai élevé mes enfants, mais nous sommes deux à les avoir élevés.»