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Rêver mieux

Entre nous, je ne croyais jamais livrer deux chroniques d’affilée qui porteraient sur l’Église. Mais, comme Al Pacino le disait dans Le Parrain 3, «juste au moment où j’allais m’en sortir, ce sont eux qui m’ont ramené drette-là!» Puisque je suis un être de devoir…

Dimanche, j’écoutais un curé qui se réjouissait du retour en masse des fidèles à l’église. Dans la journée, ses trois offices pascaux avaient affiché «complet». Hum… Sans vouloir écraser l’enthousiasme du pasteur jovialiste, son succès me semble plutôt faible et son cri de victoire un brin prématuré. Si on s’énerve avec ça, on n’a pas fini… Ce que ça m’indique surtout, c’est que les bâtisses de l’Église catholique de la province sont désespérément sous-utilisées quand l’heure n’est pas à la fête. C’est-à-dire 95 % du temps… Quand on pense au parc immobilier que possède cette Église au Québec, ça fait beaucoup de pieds carrés de disponibles. Et en plus, la plupart de ces immeubles sont en voie de s’autodétruire, faute d’entretien…

Première question comme ça : l’Église québécoise pourrait-elle mettre son patrimoine immobilier constitué de temples, de presbytères et autres salles paroissiales au service de notre société plutôt que de le céder au bout du compte à des constructeurs de condos? Deuxième question, toujours comme ça : le gouvernement pourrait-il y louer prioritairement, et à prix modique, les locaux dont il a besoin pour son réseau d’affaires sociales? Il pourrait assumer le coût des réparations et ainsi procéder à un investissement patrimonial plutôt que d’aller payer des prix de malade dans des tours à bureaux infectes sans jamais avoir le moindre retour sur sa mise.

Et puis, tant qu’à rêver, pourquoi ne profiterions-nous pas de ce partenariat pour implanter un véritable réseau d’entraide qui viendrait en aide aux moins chanceux de notre société? Quelle que soit leur appartenance religieuse, culturelle ou sociale. En impliquant un beau mélange de professionnels, d’étudiants/stagiaires et de retraités encore pleins d’énergie. Juste pour que ça puisse aller un peu mieux. Juste pour se faire du bien.

En chinois, on appelle ça une situation de «win-win». Ici, on traduit ça par : rêver en couleurs…

???
J’étais là pour assister à la renaissance de la pièce Belles-sours de Michel Tremblay l’autre soir au Théâtre d’Aujourd’hui. C’était E-X-T-R-A-O-R-D-I-N-A-I-R-E!

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