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Les étudiants négocieraient sur de nouvelles bases

Même si les organisations étudiantes ont rejeté massivement l’offre de Québec, elles se disent prêtes à retourner à la table de négociation, mais seulement si les droits de scolarité sont au cœur des discussions.

Quatorze semaines après le début de la grève, les leaders étudiants ne semblent pas perdre l’espoir d’une entente avec le gouvernement, même s’ils assurent qu’ils ne transigeront pas sur leurs exigences. «Nous sommes ouverts à un retour autour d’une table de négociation, mais à la condition qu’on aborde enfin la question des frais de scolarité, fait valoir Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une Solidarité Étudiante (CLASSE). On nous a parlé de bourses, de prêts, de gestion, il est temps qu’on s’occupe vraiment du nœud du problème.»

Québec et certaines organisations entretiennent déjà des contacts fréquents en vue d’une nouvelle discussion, même si aucune date n’a été avancée. La ministre Beauchamp a eu hier des discussions téléphoniques avec des leaders étudiants, mais M. Nadeau-Dubois n’a pas encore été approché. «Il se pourrait que nous soyons contactés dans les prochaines heures», a-t-il toutefois précisé en fin d’après-midi.

Les grévistes appellent par ailleurs le gouvernement à changer de comportement. Selon eux, si tout le monde a avantage à régler rapidement la crise, cela ne peut pas se faire à coup d’injonction et d’annulation de session. «Il faut qu’on reste optimiste, même s’il y a urgence et que nous avons tous intérêt à faire les choses à un bon rythme», insiste Léo Bureau-Blouin, président de la Fédération Étudiante Collégiale du Québec (FECQ).

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