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Marche contre les changements climatiques le 11 avril

Photo: Yves Provencher/Métro

Plusieurs milliers de personnes en faveur de la lutte aux changements climatiques sont attendues le 11 avril prochain, à Québec, pour la première Marche Action Climat qui se terminera devant l’Assemblée nationale.

Des manifestants du Québec, de l’Ontario et des Maritimes se rassembleront pour dire : «Oui à la lutte aux changements climatiques, non aux sables bitumineux et à Énergie-Est, et oui à un virage vers l’énergie propre.»

Cette manifestation doit donner un signal d’alarme en prévision d’une rencontre qui doit se tenir le 14 avril, selon les organisateurs de la marche, alors que le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, aurait invité ses homologues canadiens à vernir parler de lutte aux changements climatiques à l’Assemblée nationale.

Mais selon le directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki, Karel Mayrand, à l’issue de cet entretien, les premiers ministres devraient s’entendre pour lutter contre les changements climatiques tout en laissant passer les projets d’oléoducs en Ontario, au Québec et en Colombie-Britannique, et donc, en permettant le développement des sables bitumineux. «Nous on dit que ça ne peut pas être les deux, et le choix doit être fait cette année. C’est soit le climat, soit le pétrole. Mais les deux, ça ne fonctionne pas», a fait part M. Mayrand.

M. Mayrand assure que les émissions de gaz à effet de serre qui seront produites par la production du pétrole transporté par l’oléoduc Énergie Est représenteront à elles seules le double de toutes les réductions d’émission de gaz à effet de serre que le Québec réussira à faire d’ici 2020. «On a déjà réduit nos émissions de gaz à effet de serre de plus de 6%, depuis 1990. En 2020, on aura fait 30 ans d’effort, au Québec, et un simple oléoduc à lui seul va générer deux fois plus d’émissions que tous les efforts qu’on aura faits pour réduire nos émissions», se désole M. Mayrand.

Selon les organisateurs de la marche, dont l’organisme Nature Québec, il est prouvé que 85% des réserves de pétrole des sables bitumineux de l’Alberta doivent rester dans le sol pour nous permettre de stabiliser le climat d’ici 2020. «Mais on nous propose évidemment de tripler la production des sables bitumineux d’ici 2035, et ça va passer par l’oléoduc Énergie Est ou d’autres oléoducs comme Northern Gateway ou Keystone», s’inquiète M. Mayrand.

L’oléoduc Énergie Est est un projet de pipeline de 4 600 kilomètres qui doit transporter environ 1,1 million de barils de pétrole par jour de l’Alberta et la Saskatchewan vers les raffineries et terminaux portuaires de l’Est du Canada.

«Les oléoducs deviennent en quelques sortes un référendum sur les sables bitumineux et les Québécois, pour la première fois, peuvent se prononcer très clairement. On voit qu’il y a déjà plus de la moitié des Québécois qui sont défavorables aux projets d’oléoducs», affirme M. Mayrand.

 

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