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16:15 7 juillet 2015 | mise à jour le: 7 juillet 2015 à 16:18 Temps de lecture: 2 minutes

Nouvelles perquisitions de l’UPAC chez Catania

Nouvelles perquisitions de l’UPAC chez Catania
Photo: Robert Côté/TC Média

L’Unité permanente anticorruption (UPAC) mène actuellement deux perquisitions, dont l’une dans les bureaux de Construction Frank Catania, à Brossard. C’est la quatrième perquisition depuis 2010 dans cet ancien fleuron de l’industrie de la construction.

Vers neuf heures, deux voitures de la Sûreté du Québec étaient stationnées devant les bureaux de l’entreprise. Un autre édifice, une tour à bureaux du centre-ville de Montréal, était également visé.

L’UPAC refuse de préciser l’objet de la perquisition, affirmant que l’enquête est toujours en cours. Elle confirme toutefois que l’opération est liée à la perquisition menée la semaine dernière dans les bureaux de la firme d’ingénierie BPR.

BPR était le chef d’orchestre du controversé contrat de compteurs d’eau de la Ville de Montréal. Le contrat a été accordé au consortium GÉNIeau, formé des entreprises Simard-Beaudry et Dessau, mais Paolo Catania pourrait être impliqué dans le stratagème de collusion ayant mené à l’octroi du contrat.

Entre 2005 et 2008, son nom apparaît à 22 reprises dans l’agenda de l’ex-président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Frank Zampino, selon des documents judiciaires obtenus par un consortium de médias et publiés en décembre 2014.

Quatre perquisitions
Ce n’est pas la première fois que les policiers se rendent chez Construction Frank Catania. L’entreprise avait fait l’objet de deux perquisitions de l’escouade Marteau (devenue l’UPAC depuis) en février et mars 2010, dans le cadre de l’enquête autour du Faubourg Contrecoeur. Le procès qui en découle est en cours.

En 2012, c’était au tour de Revenu Québec de se pointer le nez là-bas, sur l’avenue Catania. Un nouveau procès a été ouvert l’année suivante avec la déposition de 989 chefs d’accusation contre l’entreprise, ses administrateurs et certains employés. Ceux-ci s’exposent à des amendes minimales totalisant 12,5 M$.

Dans cette seconde affaire, des débats ont eu lieu sur l’admissibilité de certaines preuves. Les parties seront de retour au palais de justice de Longueuil le 25 août.

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