Une longue campagne est à l’avantage de Forces et démocratie, dit le chef
MONTRÉAL — La très longue campagne électorale qui débute sera à l’avantage de Forces et démocratie, car la jeune formation politique aura ainsi plus de temps pour se faire connaître, soutient son chef Jean-François Fortin.
Mais ce bénéfice inattendu d’une campagne de 78 jours ne change rien au fait qu’en lançant la course au début du mois d’août, Stephen Harper bafoue la démocratie et cherche à nuire aux partis qui ont moins d’argent, ajoute-t-il.
“Ayant moins de moyens financiers que les autres partis, pour nous le temps est un avantage et une possibilité de plus de multiplier le nombre de tribunes et de faire que ces tribunes-là nous permettent de faire circuler le message”, a dit le chef en point de presse, mardi.
Le parti a été fondé l’automne dernier par le député Jean-François Fortin, un ancien bloquiste, et Jean-François Larose, un député transfuge néo-démocrate. En point de presse, il a été annoncé que M. Larose sera le président du parti et aussi le coordonnateur de la campagne électorale.
Il sera d’ailleurs candidat dans la circonscription de La Pointe-de-l’Île, située à l’extrême est de Montréal, actuellement représentée par la néo-démocrate Ève Péclet. Il s’agit aussi de la circonscription où tentera de se faire élire l’ancien chef du Bloc québécois Mario Beaulieu.
Mais qui dit plus longue campagne dit campagne plus coûteuse: le parti Forces et démocratie reconnaît qu’il devra faire preuve d’originalité pour pallier son manque de ressources financières. Les médias sociaux, les blogues, les listes d’envois, qui sont des méthodes abordables, seront notamment utilisés pour faire connaître sa vision.
Le chef convient qu’il s’agira d’une campagne avec “des moyens réduits”. La campagne nationale de financement de Forces et démocratie sera d’ailleurs lancée cette semaine, a fait savoir le chef. M. Fortin indique que les interventions du parti aux Communes et ses prises de position, comme le fait ne pas imposer de ligne de parti pour les votes, ont déjà contribué à attirer l’attention du public sur la formation politique, qui vise à représenter les intérêts spécifiques des régions.
Les citoyens ont soif d’une meilleure représentation à la Chambre des communes, a fait valoir Jean-François Fortin.
Il affirme que son parti a des candidats rassemblés autour de valeurs communes pour mieux représenter les communautés, et non pas pour être des porte-parole du parti dans les communautés.
“Un petit contingent de députés de Forces et démocratie, aussi petit soit-il, pourrait très bien être cette conscience du Parlement et faire en sorte d’imposer à un gouvernement minoritaire des changements concrets qui pourraient bénéficier aux communautés et qui permettraient de nous positionner comme la bougie d’allumage de ce changement important en politique fédérale”, a-t-il dit.
Une quinzaine de candidats ont déjà été annoncés et le reste sera rendu public graduellement. Le chef espère avoir entre 20 et 25 candidats, ce qui est loin du total des 78 circonscriptions du Québec.
Il dit refuser que son parti présente des “candidats-poteau”. Forces et démocratie va aussi annoncer mercredi la candidature d’une “personnalité connue”.