Le Parti vert veut interdire les superpétroliers
VICTORIA — Le Canada a besoin de meilleures lois en matière d’évaluation environnementale afin d’aider les communautés côtières à lutter contre les projets risqués de pipelines et de pétroliers, a affirmé le Parti vert du Canada, mardi.
La formation politique veut également bannir les superpétroliers le long des côtes de la Colombie-Britannique et imposer un moratoire sur le forage de pétrole et de gaz dans le golfe du Saint-Laurent.
La leader du Parti vert, Elizabeth May, a présenté ces deux propositions en conférence de presse, mardi, entourée de plusieurs candidats de sa formation.
Les verts souhaitent intégrer à la Constitution le droit de vivre dans un environnement sain ainsi que développer un plan énergétique national comprenant des engagements clairs pour combattre les changements climatiques.
Ils désirent aussi annuler la loi omnibus sur la sécurité du gouvernement Harper parce qu’ils estiment que celle-ci permet aux autorités d’espionner plus facilement les groupes environnementaux.
La formation politique suggère que les agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) reçoivent une formation scientifique afin de mieux comprendre les craintes légitimes des gens qui militent pour que la lutte contre les changements climatiques passe par une moins grande dépendance aux combustibles fossiles.
Le Parti vert détenait deux sièges à la Chambre des communes au moment de sa dissolution. Il espère toutefois faire élire plus de députés pour augmenter son influence au sein du Parlement.
Selon les verts, tous les projets d’oléoduc — qu’il s’agisse de la construction du pipeline Northern Gateway d’Enbridge, du prolongement de l’oléoduc Trans Mountain de Kinder Morgan à travers le mont Burnaby jusqu’à l’anse Burrard, du pipeline Énergie Est ou de l’oléoduc Keystone XL — n’ont qu’un seul objectif: acheminer du pétrole brut vers les côtes du pays.
Mardi, Mme May a accusé le leader conservateur, Stephen Harper, d’avoir nui à l’économie en mettant tous les oeufs du Canada dans le panier des sables bitumineux.
«De plus, un seul accident pourrait complètement paralyser les industries des pêches et du tourisme, qui rapportent des millions de dollars et dont dépendent nos communautés côtières. Il est temps de recommencer à réfléchir comme un pays et de développer une approche nationale pour une stratégie énergétique diversifiée», a-t-elle affirmé.