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Procès Oland: un témoignage sur le chemin du tueur

Procès Oland: un témoignage sur le chemin du tueur
Photo: Andrew Vaughan / La Presse canadienneDennis Oland arrives at the Law Courts in Saint John, N.B. on Wednesday, Sept. 9, 2015. The murder trial of Dennis Oland has resumed for a sixth day in New Brunswick with testimony from a canine officer who searched the area around Richard Oland's office in July 2011. Richard Oland, 69, was found dead in his Saint John office on July 7, 2011. THE CANADIAN PRESS/Andrew Vaughan

SAINT-JEAN, – Au procès sur le meurtre de l’homme d’affaires Richard Oland, bien connu au Nouveau-Brunswick, les jurés ont entendu vendredi des témoignages sur le possible chemin qui aurait été emprunté par le ou les meurtriers pour fuir les lieux du crime.

La défense s’est concentrée sur une sortie arrière située au deuxième étage de l’édifice à bureaux où le corps de M. Oland a été retrouvé le 7 juillet 2011. Le fils de l’homme d’affaires, Dennis, a plaidé non coupable à une accusation de meurtre non prémédité.

En matinée, le constable Ben MacLeod, du corps policier de Saint-Jean, a affirmé en cour qu’il avait surveillé la scène du crime sur la rue Canterbury pendant la soirée du 7 juillet et au petit matin, le 8 juillet. La porte de sortie à l’arrière du bâtiment, qui donnait sur une ruelle, est toujours restée ouverte pendant cette période, a-t-il assuré.

D’autres policiers ont affirmé que la porte était fermée plus tôt dans la journée et qu’ils n’avaient vu personne examiner cette sortie.

Lors de son contre-interrogatoire par l’avocat de la défense Gary Miller, M. MacLeod a indiqué qu’il ne s’était pas rendu dans la ruelle, mais qu’il était allé dans l’embrasure de la porte pendant la nuit parce qu’il faisait chaud.

Me Miller lui a demandé s’il a pensé que le meurtrier avait pu s’échapper par cette porte. M. MacLeod a répondu qu’il n’était pas au courant des détails du crime et qu’il ne faisait que protéger les lieux du drame. Il a toutefois reconnu qu’il avait songé «que ce pourrait être une possibilité».

Le constable Michael Horgan, un agent de l’escouade canine de la force policière, a quant à lui affirmé qu’il avait parcouru le quartier avec son chien le 7 juillet 2011 — dont la fameuse ruelle —, mais qu’il n’était pas parvenu à trouver d’indices.

En contre-interrogatoire, l’avocat Alan Gold a présenté des images de la ruelle et a questionné à répétition le policier pour lui demander s’il avait examiné des coins précis. M. Horgan s’est obstiné à répondre qu’il avait mené «des recherches dans la ruelle».

«Nous ne savons pas comment le ou les tueurs ont quitté l’édifice compte tenu du fait que vous n’avez pas été capable de trouver d’indice», a demandé Me Gold, avant que M. Horgan réponde «oui».

Le procès se poursuivra lundi.