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Compensation et PTP: Trudeau ne tranche pas

Liberal Leader Justin Trudeau walks in Montreal's Olympic stadium during a campaign event, Tuesday, October 6, 2015. THE CANADIAN PRESS/Paul Chiasson Photo: Paul Chiasson/The Canadian Press

MONTRÉAL — Au lendemain du dévoilement d’un accord de principe sur le Partenariat transpacifique, le chef libéral Justin Trudeau est demeuré vague; il n’a pas voulu dire s’il trouvait acceptables les compensations offertes aux agriculteurs et à l’industrie automobile.

De passage à Montréal où il faisait campagne, mardi, il a encore une fois dénoncé le gouvernement conservateur pour avoir mené cette négociation dans le secret.

Il affirme donc ne pas avoir tous les détails de l’accord pour pouvoir se prononcer. «On va regarder les détails de cet accord. Pour l’instant, on n’a pas les détails au complet. On va regarder ce que le gouvernement propose dans les semaines et les mois à venir», a-t-il répondu.

Le chef libéral a réitéré son intérêt pour ce genre d’accords de commerce international, bien que dans le passé, le Parti libéral se soit déjà opposé aux accords de libre-échange. Il a affirmé que le Parti libéral avait changé de position à ce chapitre sous sa gouverne.

«Le Parti libéral est un parti en faveur du commerce international. Nous comprenons à quel point les accords comme celui-ci sont essentiels pour créer des emplois, pour créer de la croissance économique. Mais nous avons un gouvernement depuis dix ans qui ne respecte pas le Parlement, qui ne respecte pas les processus. Et nous nous engageons à nous assurer qu’on ait un débat au Parlement, qu’on ait l’occasion pour les Canadiens de partager leur vision là-dessus», a-t-il affirmé.

Enfants et pauvreté

L’annonce de M. Trudeau portait en fait sur la pauvreté des enfants. Ainsi, il s’est engagé à «sortir 315 000 enfants de la pauvreté au Canada», dont 60 000 au Québec.

Il a d’ailleurs tenu sa conférence de presse dans le Stade olympique, au beau milieu du parterre, pour illustrer les 60 000 places que prendraient ces enfants.

Il propose de créer une nouvelle Allocation canadienne pour enfants, qui donnerait plus d’argent selon lui à neuf familles sur dix.

À titre d’exemple, il a souligné qu’avec un revenu familial de 90 000 $ par an, et deux enfants, une famille canadienne toucherait 2500 $ de plus par année, une somme non imposable.

Une famille monoparentale avec un revenu de 30 000 $ par an toucherait un chèque de 533 $ par enfant chaque mois, une somme non imposable, a-t-il encore souligné.

Sur un autre plan, M. Trudeau n’a pas voulu se mêler de la controverse suscitée par l’annonce de la Ville de Montréal voulant qu’elle s’apprête à déverser des milliers de litres d’eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent.

Il a concédé que la Ville de Montréal était placée devant «un choix «impossible». Mais la situation reste «préoccupante» au plan environnemental, a-t-il admis.

Il a tout de même écorché le gouvernement fédéral de Stephen Harper, lui reprochant de ne pas être «un meilleur partenaire pour les municipalités» qui veulent rénover leurs infrastructures.

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