L’offre du gouvernement insatisfaisante, selon la FAE
La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) juge insatisfaisante l’offre du gouvernement, calquée selon elle sur celle qui a été acceptée la semaine dernière par le Front commun.
La FAE, qui représente quelque 34 000 enseignants des niveaux préscolaire, primaire et secondaire, considère la proposition du gouvernement «inéquitable», et affirme que celle-ci ne permettra pas de rattraper la baisse de 4,5% du pouvoir d’achat que ses membres accusent depuis 2004. Elle avance aussi que les deux augmentations forfaitaires, de 500$ en 2015 et 250$ en 2019 ne constituent pas une véritable augmentation salariale.
«Avec cette proposition, le gouvernement demande aux enseignantes et enseignants d’abandonner leur revendication, pourtant légitime, d’obtenir un rattrapage salarial. Laisser croire que les montants forfaitaires constituent des augmentations salariales relève de la démagogie», a déclaré mardi par voie de communiqué le président de la FAE, Sylvain Mallette.
Le syndicat calcule que l’offre gouvernementale équivaut à une augmentation salariale de 5,25% sur les 5 prochaines années, contrairement au Front commun, qui y voyait plutôt une augmentation de 10,25% pour la même période.
Quant au montant de 150M$ alloué par le gouvernement pour appliquer la relativité salariale, la FAE le juge nettement insuffisant. Cette dernière juge qu’un investissement de 600M$ serait requis. «La proposition gouvernementale prive donc les enseignantes et enseignants des commissions scolaires de 450M$», juge M. Mallette.
«Avec une telle entente, les enseignantes et enseignants du Québec seraient perdants sur tous les fronts et le gouvernement n’a répondu à aucune de leurs demandes», estime-t-il.
L’offre du gouvernement sera présentée aux assemblées des syndicats représentés par la FAE en début janvier.
Jeudi dernier, le Front commun, qui représente près de 80% des travailleurs de l’État, concluait une entente de principe avec Québec, arguant que le vaste mouvement de mobilisation avait fait courber l’échine du Conseil du trésor. Le Front commun affirmait que l’offre gouvernementale permettrait à ses membres d’espérer un modeste rattrapage salarial.