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Québec veut abolir la taxe santé avant de baisser les impôts des contribuables

Quebec Premier Philippe Couillard pays tribute to the Quebec victims of terrorism in Burkina Faso and Indonesia, Monday, January 18, 2016 at his office in Quebec City. THE CANADIAN PRESS/Jacques Boissinot Photo: Jacques Boissinot / La Presse canadienne
Par Julien Arsenault - La Presse Canadienne

DAVOS, Suisse — Bien qu’il n’écarte pas l’idée de baisser les impôts, le premier ministre Philippe Couillard n’entend pas le faire immédiatement, comme le réclame la Coalition avenir Québec.

Parmi les solutions que son gouvernement compte mettre de l’avant, l’abolition progressive de la taxe santé à compter du 1er janvier 2017 figure au haut de la liste, a-t-il expliqué, jeudi, en marge du bilan de sa mission au Forum économique de Davos, en Suisse.

Le chef caquiste François Legault a récemment fait une sortie pour réclamer une baisse immédiate des impôts afin de stimuler la consommation des ménages.

Questionné à ce sujet, M. Couillard a affirmé que les baisses d’impôts faisaient “partie de la solution”, avant d’évoquer de nouveau l’abolition progressive de la taxe santé.

À son avis, cette promesse électorale privera à terme le gouvernement de recettes estimées à 1 milliard $.

Du côté de Saguenay, le porte-parole péquiste en matière de finances, Nicolas Marceau, a estimé que des baisses d’impôts seraient insuffisantes pour redonner un élan à l’économie québécoise, écorchant au passage le plan économique de Québec.

Par ailleurs, même s’il s’est dit “préoccupé” par le dernier rang occupé par les Québécois en ce qui a trait au revenu disponible au Canada, M. Couillard a relativisé les données publiées en début de semaine par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).

Aux côtés de son ministre de l’Économie, Jacques Daoust, M. Couillard a affirmé qu’il fallait tenir compte du panier de services offerts par l’État — comme les services de garde — pour comparer le revenu disponible moyen au Québec avec celui des autres provinces.

“Une famille québécois avec entre 125 000$ et 150 000$ de revenu familial a plus de revenu disponible qu’une famille ontarienne, notamment à cause de ces facteurs”, a-t-il affirmé.

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