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10:48 17 février 2016 | mise à jour le: 17 février 2016 à 17:48 Temps de lecture: 3 minutes

Couillard vante son investissement dans la CSeries

QUÉBEC – À la lumière de la perte de 7000 emplois chez Bombardier, le premier ministre Philippe Couillard s’est félicité, mercredi, d’avoir limité les investissements du gouvernement dans le programme d’avion de la CSeries du conglomérat.

M. Couillard a affirmé qu’il aurait commis une erreur en déployant l’investissement de 1 milliard $ US au-delà du seul programme d’avion CSeries.

Selon le premier ministre, l’annonce de Bombardier, mercredi, montre que le gouvernement a fait le bon choix en se concentrant sur le programme d’avion moyen-porteur, alors que le programme des avions d’affaires est en perte de vitesse.

«L’influence se trouve au bon endroit, dans la Série C, c’est là qu’il fallait avoir l’influence, a-t-il dit. Toute l’influence du monde ne créera pas des acheteurs milliardaires d’avions d’affaires, il faut réaliser ça, le marché est international. C’est donc pourquoi ç’aurait été une si grave erreur d’investir comme on nous le recommandait du côté de l’opposition. Le gouvernement a fait le bon choix et ce choix est, de façon éclatante, validé aujourd’hui.»

Lors d’un point de presse, M. Couillard a souligné l’intention, annoncée par Air Canada, d’acheter des avions de la CSeries.

«On investit dans l’endroit qui croissait, il aurait été totalement illusoire de le faire dans un endroit qui ne croît pas, notamment les avions d’affaires, a-t-il dit. Je rappelle qu’il s’agit de plusieurs milliards de dollars, les commandes de la Série C, c’est un impact majeur et il faut se réjouir de ça, malgré les pertes d’emplois, c’est une bonne nouvelle.»

Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a réclamé mercredi que le gouvernement renégocie les conditions de l’entente qu’il s’apprête à finaliser avec le conglomérat du transport ferroviaire et de l’aéronautique.

«C’est invraisemblable, a-t-il dit. L’État met 1,3 milliard $ (CAN) dans une entreprise qui va réduire ses emplois ici, au Québec. Déjà que l’entente initiale était mauvaise, elle l’est encore plus aujourd’hui à la lueur des résultats qui sont annoncés.»

Le chef caquiste François Legault croit qu’il faudrait des garanties sur le maintien d’actifs et d’emplois, notamment pour préciser que le Québec doit être le dernier touché par les licenciements de la multinationale.

En chambre, M. Legault a demandé lui aussi une renégociation de l’entente, en insistant sur la valeur boursière du conglomérat, qui aurait permis au gouvernement de prendre une position importante dans l’entreprise avec la même somme que celle consacrée au programme de la CSeries.

«Il aime mieux avoir 50 pour cent des actions de la série C que d’avoir 50 pour cent des actions de tout Bombardier», a-t-il dit.

Par ailleurs, M. Couillard a annoncé que le gouvernement est prêt à abandonner son litige avec Air Canada concernant le maintien d’activités d’aéronefs à Montréal, lorsque le transporteur convertira sa lettre d’intention en commandes fermes.

«Quand l’entente sera complétée, que la commande ferme aura été signée, le gouvernement est prêt à abandonner son litige, mais en échange de la commande et de la mise sur pied du centre d’entretien et du centre d’excellence», a-t-il dit.

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