Politique

Éthique et santé: résumé du 23 août de la campagne électorale

Yves-François Blanchet a attaqué les libéraux sur leurs choix éthiques dans le cadre des électijons fédérales
Yves-François Blanchet répond aux questions des journalistes à Montréal. Photo: François Carabin/Métro

Alors que le premier débat des chefs approche, les esprits s’échauffent dans le cadre des élections fédérales, notamment en ce qui concerne l’éthique et la santé.

Financement opportuniste?

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, accuse les quatre partis principaux de l’opposition d’avoir bénéficié de la Subvention salariale d’urgence afin de débourser les frais de leurs pancartes électorales.

«Le Parti libéral a touché au total 1,2 million de dollars avec la Subvention salariale, le Parti conservateur un million, et on ne sait toujours pas combien le NPD a touché», a accusé M. Blanchet en mêlée de presse à Montréal, en après-midi.

Le Bloc n’aurait pas utilisé ces sommes, préférant les réserver aux entreprises qui ont vécu des difficultés pendant la pandémie. «On est de l’ordre de trois millions de dollars qui ont été soutirés aux entreprises et qui sont allés dans les poches des partis pour payer les pancartes», s’est insurgé le chef du Bloc.

Plainte contre les Libéraux

Les conservateurs ont déposé une plainte auprès d’Élections Canada, jugeant que les libéraux ont «volontairement altéré» une vidéo dans laquelle on retrouve le chef Erin O’Toole. Ils auraient violé une loi électorale, estiment-ils.

La vidéo en question avait été publiée en premier lieu sur le compte Twitter de la vice-première ministre, Chrystia Freeland. «L’an dernier, en pleine pandémie, Erin O’Toole s’est fait demander s’il envisagerait la privatisation du système de santé. Il a répondu oui sans hésiter!», a-t-elle publié.

On y présente un audio dans lequel M. O’Toole promouvoit une plus grande implication du secteur privé dans le système de santé public. Cette version aurait présente des extraits qui auraient été coupés, puis collés ensemble, accusent les conservateurs.

Sur la publication, Twitter a apposé l’étiquette «média manipulé», pour avertir les internautes d’un contenu possiblement trompeur.

Éliminer l’attente en santé

S’il est réelu, le gouvernement de Justin Trudeau financerait l’embauche de 7500 employés du domaine de la santé, incluant des médecins et des infirmiers. L’objectif: réduire les listes d’attente, notamment en augmentant l’offre en soins virtuels. Tout ça, moyennant un investissement de 6 milliards de dollars.

«Les Canadiens ont besoin d’un meilleur accès à un médecin de famille et à notre système de soins de santé. Nous avons besoin de mesures concrètes pour y parvenir», s’est prononcé le premier ministre à Halifax, lundi matin.

Afin de convaincre les professionnels de la santé de s’établir dans les régions rurales, le gouvernement libéral exonérerait les étudiants d’une partie de leurs prêts étudiants.

Soutien aux travailleurs

Pour être entendus, les travailleurs doivent pouvoir siéger sur le conseil d’administration de leur entreprise. C’est ce qu’estiment les conservateurs, qui ont proposé une nouvelle mesure potentielle en ce sens.

S’ils sont élus, les organisations sous réglementation fédérale avec plus de 1 000 employés ou un revenu annuel de plus de 100 millions de dollars devraient inclure un travailleur au sein de leur conseil d’administration.

«Un trop grand nombre de décisions dans les grandes entreprises sont prises sans les gens qui ont aidé à la bâtir – les travailleurs», expose M. O’Toole.

Les secteurs visés seraient notamment l’aérospatial, le camionnage, le transport ferroviaire, le pétrole, les mines et les télécommunications.

Attaquer les grandes pétrolières

Le chef du Nouveau parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh, attaque encore une fois Justin Trudeau pour ses «décisions néfastes» contre la lutte contre les changements climatiques. Il dénonce notamment les subventions accordées aux grandes pétrolières.

«Ça n’a jamais été aussi clair qu’on fait face à une urgence climatique, a déclaré M. Singh, à Montréal. Justin Trudeau est allé à la marche du climat en 2019, mais après il a abandonné ces jeunes pour aider les grandes pétrolières. On ne peut pas se permettre un autre 4 ans de Justin Trudeau.»

S’il est élu, M. Singh s’engage à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de moitié d’ici 2030. Il miserait notamment sur l’électrification des transports en commun. Une enveloppe de 500 M$ serait réservée à la conservation de l’environnement menée par les Premières Nations.

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