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COVID-19: le retour en classe le 17 janvier maintenu

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge Photo: Josie Desmarais/Métro

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, persiste et signe: le retour en présentiel en classe se fera le 17 janvier, comme prévu. C’est ce qu’il a annoncé lors d’un point de presse mercredi.

Il n’y a qu’une hausse importante des hospitalisations qui pourrait reporter la rentrée scolaire.

Le contexte sanitaire est difficile, c’est une évidence. Le variant est extrêmement contagieux. Cependant, avec les travaux qu’on fait, avec les équipements qu’on installe et qu’on installera, et avec les précautions qui sont prises, c’est important de mentionner que nos écoles sont et seront sécuritaires.

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge

En février, près de 3,6 millions de tests rapides seront distribués à l’échelle québécoise. Cela équivaut à cinq tests par enfant.

«Quand un enfant présente des symptômes, il pourra être testé avant d’être envoyé à l’école. Bien sûr, on ne l’envoie pas avec des symptômes», explique le ministre de l’Éducation. Il précise que les élèves pourront se faire tester à l’école s’ils présentent des symptômes pendant leur journée de classe.

Dès le 15 janvier, les membres du personnel scolaire pourront utiliser les tests PCR à titre de travailleurs essentiels. Ainsi, les enseignants seront ajoutés sur la liste prioritaire pour les tests PCR.

Non aux N95

Au retour en classe, les masques demeureront obligatoires en tout temps dans le réseau scolaire, sauf lors des repas. Il y aura davantage de masques d’intervention pour l’ensemble des élèves et le personnel du réseau scolaire. Cela leur permettra de changer de masque au cours de la journée.

Réclamés par plusieurs spécialistes, les masques N95 ne seront pas recommandés dans les écoles. Selon le Dr Arruda, ceux-ci sont difficiles à porter toute la journée, et ne présentent pas d’avantage réel par rapport aux masques de procédure.

D’ici la rentrée, des lecteurs de CO2 devraient être installés dans 54% des salles de classe du Québec. Toutes les classes en posséderont en février. Le ministère de l’Éducation est en retard sur son objectif, puisqu’il avait garanti ce type de lecteur dans toutes les salles de classe en décembre 2021.

Préparation contestée

Chez les libéraux, on estime que les écoles sont mal préparées en vue de la rentrée qui aura lieu dans moins de deux semaines. On déplore que l’effort vaccinal soit en retard, et que la stratégie de dépistage «ne fonctionne plus».

«On a l’impression d’être sur un bateau sans gouvernail et sans boussole, réagit la cheffe Dominique Anglade. Je demande à François Legault de reprendre le contrôle de la gestion de la pandémie. Je lui demande également de consolider la profondeur scientifique et médicale dans la cellule de crise en ajoutant de nouveaux joueurs indépendants.»

Québec solidaire considère qu’il est «extrêmement décevant» que la CAQ n’ait pas atteint son objectif en matière de ventilation dans les classes. «Si on a assez de masques N95, pourquoi ne pas rendre ces masques disponibles pour le personnel qui souhaite les utiliser?, se demande également la députée Christine Labrie. Ce gouvernement ne réussit pas à accomplir ce qui relève de ses propres responsabilités, et ce sont les élèves et le personnel de nos écoles qui en subissent les conséquences.»

Selon le Parti québécois, il serait important pour le gouvernement de clarifier sa stratégie de dépistage. «Les Québécois ne savent plus où donner de la tête, considère le porte-parole du parti en matière de santé, Joël Arseneau. D’un côté, l’accès aux tests rapides est difficile et inéquitable entre les régions, car Québec a failli à reconnaître leur nécessité à temps, à passer les commandes et favoriser leur distribution efficacement. De l’autre, l’accès aux tests PCR est restreint, même avec des symptômes.»

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