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Le Parti libéral du Québec n’a pas encore trouvé son «sauveur»

Le Parti libéral du Québec (PLQ) n'a pas encore désigné de chef par intérim.
Le Parti libéral du Québec (PLQ) n'a pas encore désigné de chef par intérim. Photo: Josie Desmarais/Métro

La décision de Dominique Anglade de quitter la chefferie du Parti libéral du Québec (PLQ) était «inévitable», affirme Paule Robitaille, ex-députée libérale (2018-2022) de Bourassa-Sauvé. «Il aurait été heureux que cette décision se prenne juste après la défaite électorale, une défaite historique. Mais voilà, le PLQ tourne la page, doit trouver un autre chef et se reconstruire.»

Des noms ont commencé à circuler pour prendre le volant du parti: ceux d’André Fortin, de Marwah Rizqy ou de Pierre Moreau, mais le choix sera difficile, pour un parti aux prises avec une telle crise d’identité.

«Ça prend quelqu’un de nouveau en politique ou un vieux routier. C’est une partie du dilemme: on garde la position d’un parti qui a des traditions, qui est ancré, mais ça prend une vision nouvelle», croit Bernard Motulsky, politologue et professeur au Département de communication sociale et publique de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Le prochain élu devra cependant attendre que le PLQ se reconstruise. «Le chef devrait se trouver en fonction de la direction que [le parti] voudra prendre. […] S’il y a un sauveur, on ne l’a pas encore trouvé», résume-t-il.

Plus de place pour les oppositions

Il reste cependant du temps au parti. «La chefferie pourrait être dans deux ans ou deux ans et demi», souligne Paule Robitaille. Et il faudra «veiller à la bonne gouvernance du parti et aux activités à l’intérieur pendant la période de course à la direction», souligne le politologue et professeur à l’UQAM André Lamoureux.

Le député de LaFontaine, Marc Tanguay, pourrait bien prendre la chefferie du parti par intérim. «Il faut que ce soit une personne respectée par les autres membres du caucus mais qui n’aspire pas elle-même à devenir chef», abonde M. Lamoureux.

Sans visage clair pour incarner l’opposition, le PLQ laisse la place à Gabriel Nadeau-Dubois et à Paul St-Pierre Plamondon, qui pourront ainsi ravir ce statut dans l’opinion publique, à travers les réseaux sociaux et les médias. «Il faut être capable d’attirer l’attention pour marquer des points […] On ne va pas s’ennuyer», conclut Bernard Motulsky. 

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