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Pas de clause «grand-père» pour les immigrants du PEQ

Photo de profil du ministre Jean-François Roberge.
Le ministre Jean-François Roberge Photo: Josie Desmarais / Métro

Le gouvernement provincial va de l’avant comme prévu avec son programme de sélection des immigrants, qui remplace le défunt Programme de l’expérience québécoise (PEQ). Et il n’y aura pas de clause grand-père.

Dans un communiqué émis vendredi, le ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge, a indiqué que son gouvernement va de l’avant tel que prévu avec le remplacement du PEQ par le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ). Comme annoncé, le gouvernement procède ainsi par invitation afin de sélectionner seulement les travailleurs qui répondent à certains critères.

Selon le ministre, 2549 invitations ont été envoyées en janvier. L’exercice sera répété chaque mois afin de sélectionner un maximum de 28 800 immigrants. Les personnes invitées sont les seules à pouvoir déposer une demande de certificat de sélection du Québec, étape préalable obligatoire pour obtenir la résidence permanente.

«Cette approche respecte nos objectifs de protéger notre langue et de répondre aux besoins économiques du Québec, tout en tenant compte de la capacité d’accueil du Québec. Je suis certain que dans les prochaines semaines, nous pourrons constater que le programme fonctionne et qu’il est adapté aux besoins de main-d’œuvre et à nos réalités régionales», affirme le ministre Roberge.

Montréal et la CMM défavorisés

C’est donc une fin de non-recevoir de la part du gouvernement en ce qui concerne la demande de la Ville de Montréal. Plus tôt cette semaine, la mairesse Soraya Martinez Ferrada et l’ensemble des élus montréalais demandaient une clause grand-père et des mesures transitoires pour les travailleurs immigrants déjà installés au Québec en vertu du PEQ. Le maire de Québec, Bruno Marchand, a exprimé la même demande.

Au contraire, avec le nouveau programme, Montréal et la CMM sont défavorisés en termes de rétention des travailleurs immigrants. Sur les quelque 2500 invitations envoyées en janvier, seulement 882 résident à Montréal ou dans ses banlieues. C’est moins de 35% des invitations, alors que le Grand Montréal accueille la vaste majorité des immigrants actuellement présents au Québec.

Le premier ministre François Legault a répété à plusieurs reprises qu’il souhaite réduire l’immigration à Montréal et à Laval.

La mesure est présentée comme un outil de régionalisation de l’immigration.

Parmi les récipiendaires des invitations, on trouve:

  • 1630 personnes détenant un diplôme du Québec;
  • 828 des secteurs prioritaires que sont la santé, l’éducation, la petite enfance, la construction et le génie;
  • 1667 personnes résident à l’extérieur de Montréal et Laval;
  • 20 personnes invitées pour des «talents d’exception».

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