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10:31 26 octobre 2020 | mise à jour le: 26 octobre 2020 à 17:39 temps de lecture: 6 minutes

Les partys de bureau seront différents cette année

Les partys de bureau seront différents cette année
Photo: 123rf

On n’aura pas besoin d’une nouvelle robe à paillettes ou d’un nœud papillon plus coloré cette année, car les traditionnels partys de bureau de décembre n’auront pas lieu en 2020. On s’en doutait un peu, mais cela fait quand même mal au moral de savoir qu’on ne dansera pas la danse des canards cette année…

Au Groupe Maurice, on nous a confirmé la tenue d’un party de Noël pour les quelque 150 employés du siège social, mais sous une nouvelle forme. «C’est certain qu’il n’y aura pas de rassemblements physiques», a assuré la porte-parole de l’entreprise, Sara Ouellet. Mais on prépare quelque chose, a-t-elle précisé, ajoutant vouloir garder le secret pour ne pas que «les employés apprennent dans le journal» les détails de la surprise en question.

Il n’y aura pas de party non plus du côté de la firme comptable Mazars, a confirmé le directeur national, Talent, culture et marketing, Michel Delisle, au téléphone. Et la décision est sans appel, étant donné le peu temps qu’il reste pour organiser des événements de ce genre.

«On va souligner cette occasion, c’est certain, mais on ne sait pas encore de quelle façon. Justement, demain, je parle avec le responsable de la firme externe qui nous conseille sur ce plan», poursuit le responsable de ce cabinet comptable qui emploie 40 000 professionnels, dont 120 au Canada, dans 92 pays.

M. Delisle assure que le budget alloué aux célébrations de fin d’année sera quand même dépensé, mais autrement. «On veut créer un effet ‘‘wow’’, mais différent évidemment», assure-t-il.

Pas de party chez Apple au Texas

Pas de partys de bureau pour les équipes d’Apple au Texas non plus, a-t-on appris par le plus grand des hasards d’une source fiable dont nous tairons le nom, car elle n’était pas autorisée à parler aux médias.

L’employé à qui nous avons parlé en fin d’après-midi mercredi a expliqué qu’en cette année de pandémie, tout sera annulé et qu’aucune information «officielle» n’avait filtré jusqu’à maintenant. «On se croise les doigts», dit-il, se disant fatigué de travailler depuis sa maison depuis plusieurs mois. «C’est toujours une surprise, c’est une loi de la compagnie», a-t-il précisé au sujet des événements de l’entreprise.

Annulées aussi les célébrations avec les employés et leurs familles dans les différents parcs thématiques, comme c’est la tradition chez le géant qui a son siège social en Californie, a indiqué cette personne qui travaille chez Apple depuis trois ans.

Questionné à savoir combien d’employés œuvraient dans sa division, celui-ci parle «d’une très grosse unité mixte», mixte référant au service à la clientèle pour les clients canadiens et américains. Selon différentes sources, Apple emploierait près de 8 500 personnes au Texas.

Seuls, mais ensemble

Difficile de faire les choses différemment cette année sans passer par la technologie. Métro a trouvé deux pistes (mais pas de danse, cependant) pour vous.

Qui n’aimerait pas assister à un spectacle privé en direct de son salon?

C’est ce que propose Productions Hugues Pomerleau, de Saint-Jean-Chrysostome, en banlieue de Québec, dont le site web impressionne tant les possibilités sont nombreuses. L’entrepreneur, qui organise des partys d’entreprises depuis plusieurs années, espère «avoir ouvert les portes d’un marché mondial», rien de moins.

Il y a beaucoup de demandes en ce moment, confirme le propriétaire de la PME, Hugues Pomerleau, issu de la famille d’entrepreneurs beaucerons dont la renommée n’est plus à faire dans la province. Et 90 % des clients veulent des spectacles d’humoristes.»

Fait intéressant, la technologie permet d’organiser des happenings pour un nombre quasi illimité de participants où qu’ils soient sur la planète, indique M. Pomerleau. Tout se passe sur internet et par internet.

Il est possible pour l’animateur, l’humoriste ou le chanteur d’interagir avec les invités, car il les voit sur un écran. Il peut prendre les demandes spéciales dans le cas d’un chanteur, répondre aux commentaires des participants, taquiner «la madame avec la robe rouge, là au fond de la salle», illustre M. Pormerleau, qui assure que le rendu est stupéfiant avec l’effet de retour du son.

«On a des musiciens, des chanteurs qui sont bien équipés et qui ont acheté quelques caméras pour créer des automatisations, des mouvements de caméra qui dynamisent le spectacle», indique M. Pomerleau.

Côté budget, cela va de 1 500 à 25 000 $ et plus, mais «si le client veut Martin Matte ou un autre humoriste connu, cela va coûter plus cher, évidemment.»

Le Québec en cartes-cadeaux

La deuxième adresse va dans une autre direction, mais fait aussi appel à la technologie. Il s’agit d’une plateforme qui permet aux employeurs d’offrir un bon d’achat à une liste de leurs employés.

Présentant un marché potentiel intéressant à saisir, Outgo a lancé un outil pour pallier la disparition des partys de bureau. Car si les grands rassemblements risquent de ne pas être autorisés, les budgets alloués aux partys de bureau, eux, demeurent.

Outgo, fondée en 2016, se targue d’ailleurs d’être l’unique plateforme québécoise à offrir ce service.

L’outil d’Outgo permet de créer des laissez-passer personnalisés qui sont acheminés par courriel aux personnes sélectionnées par le client. Ceux-ci donnent accès à des activités, des escapades, des soins personnels ou des restaurants. Quelque 300 commerçants québécois sont du nombre.

«Des organisations nous ont approchés dans les derniers mois, car elles étaient à la recherche d’une solution digitale, simple et efficace pour récompenser leurs employés tout en respectant les normes émises par la Santé publique, explique Yanik Guillemette, président et fondateur de Outgo. C’est à ce moment que nous avons anticipé les besoins criants qu’occasionnerait le temps des Fêtes. S’en est suivie la décision d’adapter notre modèle et de présenter une alternative aux entreprises qui, en plus d’encourager l’achat local, permettrait d’éviter les délais postaux.»

Fait à souligner, le système est simple et facile à utiliser en plus d’être adapté au contexte de la pandémie de cette année hors de l’ordinaire.


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