Cirque en famille
La troupe des Îles-de-la-Madeleine Vague de cirque dresse son chapiteau dans la cour de la TOHU pour y présenter en primeur sa nouvelle création.
Pendant l’entretien réalisé par Métro avec Noémie Gervais, qui a fondé la compagnie Vague de cirque avec son conjoint Alain Boudreau, on entend derrière elle les éclats de voix de leurs deux jeunes enfants. Tout à fait à propos, puisque la troupe désire, avec Carrousel et corde à linge, faire connaître au public la vie des artistes de cirque, un peu comme elle l’avait fait dans sa précédente offrande, Cabotinage. «Ça nous plaît parce que c’est ça qu’on vit, explique l’artiste. On est l’une des seules compagnies au Québec qui font du cirque à l’ancienne, familial, avec notre propre chapiteau…»
Noémie Gervais et Alain Boudreau avaient auparavant tourné pendant une bonne quinzaine d’années dans les grands cirques – Éloize, le Cirque du Soleil – avant de se lancer. «On avait fait le tour de tout ça, et on avait envie d’essayer quelque chose de nouveau, d’obtenir une certaine proximité et de jouer au Québec, explique la jeune femme. On savait que c’était un projet ambitieux, mais on ne réalisait pas l’ampleur des difficultés qui nous attendaient. C’est un boulot hallucinant, monstre, que ce soit pour le transport du matériel, le financement, la location d’équipement…»
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Mais malgré l’ampleur des défis, la troupe en est maintenant à sa quatrième saison, et Noémie Gervais réalise que plusieurs artistes se sentent interpellés par elle. «Il y en a de plus en plus qui sont attirés par le côté convivial d’un petit cirque familial, dit-elle. D’autant plus qu’on apprend beaucoup et que ça permet aux artistes d’essayer des choses nouvelles.»
Et justement, si Carrousel et corde à linge aborde la thématique de la vie des forains, il ne faut pas s’attendre à une redite de Cabotinage, puisque le spectacle est différent à bien des égards. «L’an dernier, on avait deux clowns qui étaient les maîtres de cérémonie. Cette année, il n’y en a qu’un et il fait partie intégrante du show, précise l’artiste. Il y a aussi beaucoup de numéros de groupe, environ trois sur quatre, et moins de paroles. Cabotinage était vraiment conçu pour le Québec – puisque notre but était de jouer ici le plus possible – et exploitait beaucoup l’humour verbal. Là, on a voulu s’internationaliser.» Et avec un tel vent dans les voiles, on risque de voir les Madelinots traverser l’océan plus souvent qu’à leur tour!
Carrousel et corde à linge
Sur la place publique de la TOHU
Vendredi et dimanche à 19 h et samedi à 16 h et à 19 h