Timber Timbre: atmosphère, atmosphère…
Timber Timbre fait sa première apparition au Festival de Jazz ce soir. Métro s’est entretenu avec Simon Trottier, un des trois multi-instrumentistes du groupe canadien.
Vous nous avez habitués à des concerts intimistes, à l’atmosphère mystérieuses. À quoi peut-on s’attendre de ce spectacle dans une assez grande salle?
On est pas mal excités. C’est un plus long show que ce qu’on fait d’habitude. C’est clair que, question éclairage, on n’est pas dans les gros feux d’artifice! Je me suis déjà fait dire : «T’es dans le groupe? J’ai vu le spectacle, mais je ne t’ai pas vu!» Côté musique, on va demander du renfort à des amis de mon autre band de musique instrumentale, Ferriswheel. On va probablement être six musiciens. D’habitude, quand on joue live, on est trois, des fois quatre avec la batterie, mais là, il devrait y avoir contrebasse, piano, percussions, violon, clavier, Taylor qui chante, des guitares… Ça va être vraiment l’fun.
Vous et Mika Posen vous êtes joints à Taylor Kirk juste avant la sortie du troisième album de Timber Timbre. Pour le quatrième disque, Creep On Creepin’ On, vous avez participé à la création. Est-ce que cela change quelque chose à la dynamique sur scène?
Pour la tournée du troisième disque, notre approche, c’était que nous, on allait improviser un peu et intégrer nos atmosphères à la musique de Taylor. Avec le temps, on est plus devenu un «vrai» groupe, et le dernier disque, on l’a davantage monté ensemble. Alors, en spectacle, ç’a donné des parties plus composées. Mais on essaie toujours de changer un peu, que ce ne soit pas exactement comme sur les albums. Quand on est en studio, on construit, on a tout à portée de la main pour faire un bon disque, mais en live, on aime bien réinterpréter.
Voilà un peu plus d’un an que vous avez sorti Creep On Creepin’ On. Avez-vous commencé à travailler sur du nouveau matériel?
C’est commencé, oui, Taylor a écrit pas mal de chansons. Et pendant l’hiver, on a aussi fait la musique pour le film Foxfire, du réalisateur français Laurent Cantet. C’était l’fun, mais il faut plaire au réalisateur, on n’avait pas autant de liberté que quand on compose notre propre matériel. Mais on s’est très bien entendus avec lui. Et d’habitude, c’est surtout Taylor qui écrit nos chansons – c’est lui le parolier –, alors que dans ce cas-ci, comme il s’agissait de musique instrumentale, on a tous beaucoup collaboré à la création. C’était une super expérience!
Timber Timbre
Au Théâtre Maisonneuve
Vendredi soir à 21 h 30