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Sur la piste de Franquin et du Marsupilami

Photo: Chez Wam:Nicolas Guiraud

Non, il n’y a pas d’âge pour rêver! En écrivant une toute nouvelle aventure du Marsupilami, Alain Chabat a réalisé un vieux souhait de jeunesse. Devant sa caméra, la légendaire bestiole créée par Franquin reprend vie. Entretien avec le réalisateur, scénariste et acteur qui a gardé son cœur d’enfant.

Vous avez tourné ce film au Mexique, dans la même jungle où Mel Gibson avait tourné Apocalypto. Avez-vous été habité par son esprit?
Oui, mais heureusement, la jungle était amicale! De temps en temps, on tombait sur des habitants à huit pattes, sur des grosses toiles d’araignée ou sur des serpents. Miraculeusement, on est tous rentrés à la maison intacts et en bonne santé. C’était magnifique.

Dans vos images et dans votre propos, on sent votre grand amour des animaux. Il est même question d’une application pour téléphone intelligent qui monitore les espèces qui disparaissent en temps réel! C’était important, pour vous, de mettre la nature en valeur?
Oui, mais je voulais le faire sans donner de leçon. Personne n’aime ça, se faire faire la leçon! J’ai donc préféré m’amuser avec ce thème… et avec notre bêtise!

Dans ce récit, vous incarnez un reporter un peu gauche. Pour vous qui avez été animateur de radio, jouer au journaliste, c’est quelque chose de particulièrement plaisant?
Oui, surtout quand ce journaliste est absolument incapable et qu’il n’est pas du tout équipé pour l’aventure! (Rires) J’ai toujours aimé jouer des personnages qui ont plein de qualités et un grand cœur… mais qui ont surtout plein de défauts!

Est-ce que ce personnage d’intervieweur manqué vous a été inspiré par des journalistes qui vous ont interviewé, vous, au cours de votre carrière?

Hmmm… Pas du tout! C’est un film de science-fiction, ça n’arrive jamais, ce genre de chose! (Rires)

Dans le film, votre personnage réalise une entrevue avec celui de Jamel [Debbouze] et il lui dit : «Votre immense expérience est une inspiration pour nous tous. Avez-vous un message à transmettre à tous ceux qui nous écoutent?» Je vous renvoie la pareille : auriez-vous un message à transmettre à tous ceux qui nous lisent?
Oh! Oui! Que la vie est un toucan et que l’amour sauve tout. (Rires)

Dans le film, vous êtes incapable de dire «Marsupilami» comme il faut [ce qui énerve royalement le personnage de Jamel]. Êtes-vous capable de le faire maintenant, trois fois de suite et très, très vite?
Marsupilami, Marsupilami, Marsupilami! Oui! (Rires) Habituellement, c’est toujours Jamel qui a du mal à dire les trucs. Je trouvais ça marrant que lui dise ce nom parfaitement bien et qu’il soit énervé que les autres le disent mal. C’était un bon retour par rapport à Astérix!

Justement, retrouver Jamel après tout ce temps, j’imagine que c’est comme retrouver un vieil ami?

Oui, surtout qu’on ne s’est jamais quittés depuis Astérix. On se voit dans la vie, on est copains, mais c’est vrai que ça faisait longtemps qu’on cherchait un sujet et qu’on avait envie de jouer ensemble à l’image.

Vous montrez une fois de plus qu’un bon duo en comédie, c’est ce qui fonctionne le mieux…
Exactement! Un bon duo de gens qui se détestent, c’est toujours agréable! (Rires)

On sait que, depuis que vous êtes petit, vous êtes un grand amateur de bédés. Quelle est l’œuvre que vous auriez aimé avoir dessinée et écrite par-dessus tout?
Ah! Il y en a plein, plein, plein! J’aurais bien aimé avoir le talent de Franquin parce qu’il dessinait magnifiquement bien. Sinon, j’aime beaucoup Stan Lee. Je trouve que son imagination était assez incroyable.

Et le héros de bédé que vous auriez aimé être?

Gaston Lagaffe! C’est un bon fouteur de merde… Mais un fouteur de merde gentil!

Sur la piste du Marsupilami
En salle dès vendredi

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