Culture
02:53 18 avril 2008 | mise à jour le: 18 avril 2008 à 02:53 temps de lecture: 3 minutes

Éric Bruneau obtient son premier grand rôle avec Equus

Dans la carrière du comédien Éric Bru­neau, tout va vite.

Alors qu’il était en­co­­­re sur les bancs de l’Éco­­le na­tio­nale de théâ­­tre, il a été em­­bauché par André For­cier pour jouer dans le film Les États-Unis d’Al­bert. La se­maine pro­chai­ne, il in­terprètera un rôle prin­cipal dans la pièce Equus, au théâtre Jean-Du­cep­pe, moins de deux ans après avoir décroché son diplôme.

«Au théâtre, c’est assurément mon pre­mier grand rôle, af­firme-t-il, en en­trevue avec Métro. J’ai une bon­­ne étoile. J’espère que ça va continuer.»

Dès mercredi, le jeune comédien de 24 ans se glisse­ra dans la peau du jeune Alan Strang, qui décide de cre­ver les yeux de six che­vaux. Un psychia­tre, in­car­né par Guy Na­don, tentera d’ex­pli­quer le geste de l’ado­lescent qui, en fait, voue une adoration aux chevaux. Equus, qui a fait l’objet d’un film en 1977, a remporté plusieurs prix, dont des Tony Awards.

De la nudité

L’an passé, la pièce de théâ­­tre de Peter Shaffer a fait couler beaucoup d’en­­­cre lorsqu’elle a été pré­­­­sentée à Londres. Da­niel Rad­cliffe, l’inter­prè­te du sorcier Har­ry Potter, campait alors le rôle d’Alan. Les médias avaient fait tout un plat avec les scè­nes de nu qu’il avait eues à jouer.

Pour Éric Bruneau, les scè­­nes de nudité font partie de la pièce.

«Je pense qu’on ne peut pas faire cet­­te pièce de théâtre sans les scènes de nu, précise-t-il. Alan est tellement mêlé qu’à ce stade de la pièce, être nu me sert dans mon jeu.»

Évidemment, il a réfléchit et il réfléchi toujours à ces scènes qu’il devra jouer dans son plus sim­ple appareil, mais il essaie de ne pas en faire une montagne. «Ça fait partie de la job», dit-il.

Une pièce complexe
Quoi qu’il en soit, ce qui a intéressé en premier lieu Éric Bruneau dans cette pièce, c’est sa complexité.

«Ce qui est fascinant, c’est que dans la pièce, tous les per­sonnages ont une opi­nion sur ce qu’a fait Alan, ex­­pli­que-t-il. Et ce n’est jamais la même. Il y a une grande part de mys­tè­re dans le personnage. C’est le spectateur qui dé­cidera s’il veut le juger ou s’il veut le prendre com­me il est.»

Dans la pièce, autant le per­sonnage d’Alan est re­fermé sur lui-même, au­tant il est explosif.

«Alan est très mêlé, explique-t-il. Il s’est créé son propre monde dans lequel il s’évade. Toutes les trois semaines, il s’enfuit de chez lui pendant une heure pour galoper. Le reste du temps, il est malheureux.»

«C’est un personnage en or», ajoute-t-il.

Equus

Au Théâtre Jean-Duceppe
Du 23 avril au 31 mai

Articles similaires