Culture

Critiques CD de la semaine du 31 mars au 4 avril 2008

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Karkwa, Bonjour Brumaire, Pennywise, R.E.M. et Panic at the Disco…

 Chinook musical
 Karkwa
 Le volume du vent (4/5)

 
L’onde de choc provoqué par Les tremblements s’immobilisent est à peine atténuée que Karkwa récidive avec Le volume du vent. Si Les tremblements marquait par sa mélodique apesanteur, Le volume du vent transporte par son ambiance symphonique. Les mélodies texturées, aériennes s’allient avec grâce et puissance aux textes empreints d’une poésie sombre. Sur ce troisième opus se fusionnent xylophones, percussions, claviers, guitares et voix pour créer une atmosphère planante dans laquelle on s’abandonne en baignant quelque part entre ciel et terre, et en souhaitant que la tempête ne se calme pas de sitôt.
– Marie-Luce Pelletier-Legros

 Vite fait, bien fait
 Bonjour Brumaire
 De la nature des foules (4/5)

Difficile de croire que le quintet montréalais Bonjour Brumaire est né en janvier 2007. Le premier album de la formation indie rock, De la nature des foules, est rafraîchissant à souhait avec son mélange de chanson française, de rock anglo-saxon et de pop nord-américaine. Le jeune groupe propose des pièces matures et achevées qui devraient plaire autant aux mélomanes avertis qu’aux radios plus commerciales. La voix du chanteur Youri Zaragoza, un Français d’adoption, texture agréablement les chansons dont les mélodies sont plus qu’accrocheuses, et les textes, efficaces. À découvrir absolument!
– Geneviève Vézina-Montplaisir

 Du vrai punk rock
 Pennywise
 Reason to Believe (3,5/5)

 
Pennywise nous revient avec un album rentre-dedans au ton très dénonciateur. Un peu comme Land of the Free, qui est paru en 2001, Reason to Believe dénonce la société occidentale et l’attitude guerrière des États-Unis. Quelques excellentes pistes comme All We Need et Nothing to Lose rappellent le Pennywise des premières années. Sans atteindre le niveau d’albums classiques tels que Unknown Road et About Time, le nouvel opus de Pennywise s’inscrit dans la tradition punk rock californienne à son état le plus pur et prouve que les membres du groupe ont encore bien des choses à dire.
 – Mathieu Horth Gagné

 Le retour
 R.E.M.
 Accelerate (3/5)

 
Sur Accelerate, Michael Stipe, Mike Mills et Peter Buck ne tournent pas autour du pot. D’entrée de jeu, ils nous montrent que le R.E.M. de 2008 n’a rien à voir avec celui des dernières années, qui nous avait entre autres pondu le soporifique Behind the Sun. Living Well Is the Best Revenge représente bien l’opus : c’est rapide, c’est rock, mais ce n’est pas particulièrement accrocheur. Accelerate est bourré d’échos du passé glorieux du groupe. Man-Sized Wreath nous rappelle l’époque de Monster (1994), alors que Supernatural Super évoque Document (1987). Bonne nouvelle : le trio n’ennuie pas avec ses titres plus lents, dont la très jolie ballade Until the Day Is Gone.
– Marc-André Lemieux

 Panique totale!
 Panic at the Disco
 Pretty. Odd. (2,5/5)

 
Si le ! a disparu de Panic (!) at the Disco, il apparaît sur le visage de l’auditeur. On aurait souhaité un deuxième disque plus compact et plus intelligent. Plus compact parce qu’on pourrait facilement retrancher les cinq dernières pièces sans altérer la qualité de l’opus. Plus intelligent parce qu’après l’écoute, on cherche encore le style du groupe. À vouloir plaire à tout le monde, on atteint l’effet contraire. Dommage, puisqu’il y a de très belles choses sur Pretty. Odd. Le quatuor présente une pop créative et accessible, mais la deuxième moitié n’a aucun lien avec le début.
– Vincent Fortier

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt

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