Culture

Critiques CD de la semaine du 2 au 6 juin 2008

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Weezer, Putumayo presents Québec, Martha Wainwright, Gonzales, Scarlett Johansson.
 

 Pareil, pas pareil
 Weezer
 Weezer (Red Album) (3,5/5)

 
L’été arrive et, avec lui, un nouvel album de Weezer parfait pour nous accrocher un sourire au visage. Malgré une volonté avouée de transgresser «les règles établies», le groupe reprend là où il avait laissé avec Make Believe en 2005, mêlant harmonies vocales, mélodies entraînantes et riffs accrocheurs. La recette habituelle, en moins mélancolique, en plus absurde et avec des pièces qui s’étirent davantage. L’éclectique The Greatest Man That Ever Lived, la rythmée Everybody Get Dangerous et la sombre ballade Cold Dark World, notamment, sortent du canevas établi. Un bémol : 10 chansons, ce n’est pas assez!  
– Christian Duperron

 Pot-pourri réussi
 Artistes québécois variés
 Putumayo presents Québec (3,5/5)

Putumayo World Music souligne le 400e anniversaire de la Vieille Capitale, tout en se faisant plaisir pour ses 15 ans, avec la compilation nommée simplement Québec. Si la collection nous a déjà fait faire le tour du monde avec des compilations telles Café Cubano, elle nous fait mainteant redécouvrir des artistes de chez nous. De la très pop Annie Villeneuve aux chansonniers de la nouvelle vague francophone Martin Léon et Mathieu Mathieu, Québec séduit par sa simplicité, mais aussi par son harmonie et ses choix audacieux… Qui aurait pensé mettre Dobacaracol et Florent Vollant sur le même disque?
– Marie-Luce Pelletier-Legros

 À fleur de peau
 Martha Wainwright
 I Know You’re Married But I’ve Got Feelings Too (3,5/5)

 
Avec son deuxième album, Martha Wainwright prouve encore un peu plus son talent musical et sa sensibilité à fleur de peau. Plus accessible et classique que son premier opus, I Know You’re Married but I’ve Got Feelings Too s’écoute tout en douceur, non sans rappeler certaines chansons de Tori Amos. Sur des mélodies assez tranquilles mais touchantes, ce sont les thèmes de l’amour, de l’adultère, de la guerre, du suicide et des ruptures qui sont abordés par l’artiste. Clairement, ce deuxième album est le résultat du travail d’une femme très sensible et d’une artiste qui a trouvé sa place. Très joli.
– Véronique Leduc

 Drôle d’univers
 Gonzales
 Soft Power (2,5/5)

On ne sait pas trop quoi penser du nouvel album de Gonzales. Il semblerait que le Canadien, exilé en Europe, ait voulu se faire plaisir avec cet album de ballades de soft-rock et de chansons qui semblent tout droit sorties des années 1970. On accroche à certains titres comme Working Together et Apology, mais quand le saxophone se fait sentir, Kenny J. ne semble pas très loin. Le réalisateur des deux derniers albums de Feist compose de belles mélodies au piano, mais ici, la ligne est mince entre la bonne musique et le son quétaine. On aime ou pas Soft Power, mais on ne peut nier que Gonzales a l’oreille pour les bons arrangements.
– Geneviève Vézina-Montplaisir

 Actrice qui chante
 Scarlett Johansson
 Anywhere I Lay my Head (2,5/5)

 
Il est certain qu’avoir un nom aussi connu sur la pochette, ça aide à piquer la curiosité. Sur ce CD, l’actrice reprend des chansons de Tom Waits (plus une qu’elle a coécrite) en s’inspirant fortement de ce qui pouvait se retrouver sur étiquette 4AD (Cocteau Twins, This Mortal Coil) dans les années 1980-90. C’est loin d’être hop la vie, mais les atmosphères sont intéressantes. Johansson a une voix étrangement grave et peu assurée, enregistrée avec tout plein de réverbération. Cependant, les interprétations sont sincères. Ça jouera certainement dans des cafés branchés partout dans le monde.
– Eric Aussant
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt

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