Questions en rafale avec l’auteur Marco Malvadi
Chaque semaine, Métro pose quelques questions à un auteur.
L’auteur italien Marco Malvadi était de passage à Montréal dans le cadre du 18e Festival International de la Littérature (FIL). Né à Pise en 1974, Marco Malvadi est chimiste de profession. Il a publié, depuis 2007, quatre romans policiers reprenant les mêmes personnages, tous des best-sellers en Italie. Le mystère de Roccapendente a reçu le prix Castiglioncello e Isola d’Elba-Raffaello Brignetti en 2011.
Le mystère de Roccapendente se déroule en Toscane en 1895. Le roman met en scène Pellegrino Artusi, personnage historique considéré comme le fondateur de la gastronomie italienne. Dans ce roman policier, l’auteur dresse le portrait passionnant d’un pays en pleine mutation. Il établit des parallèles troublants entre l’Italie de la fin du XIXe siècle et celle de Berlusconi.
Marco Maldavi a répondu aux questions de Métro.
Que lisez-vous en ce moment?
En ce moment, je lis Thinking, Fast and Slow, de Daniel Kahneman. Un essai sur la nature des comportements rationnels et instinctifs des gens.
Qui sont vos trois auteurs préférés?
Mes auteurs préférés sont Primo Levi, Italo Calvino et Mordecai Richler. Et une des raisons pour lesquelles j’ai accepté de venir au Québec, c’est que je voulais visiter la ville où se passe Le monde de Barney.
Qu’est-ce qui vous a amené à l’écriture?
Je faisais mon doctorat en chimie et j’avais beaucoup de temps à perdre en attendant que des expériences finissent. Pour ne pas m’ennuyer, j’ai commencé à écrire mon premier roman. Je n’espérais pas le publier, je l’écrivais juste pour moi.
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Chaque écrivain a des routines d’écriture qui lui sont propres. Quelles sont les vôtres?
Souvent, je commence à penser à un roman en hiver et je parle du sujet avec mes amis. J’écris toujours en août et en septembre. Et seulement le matin. Ma femme et ma belle-mère lisent les chapitres à mesure que je les achève.
En tant qu’auteur, quelle est votre plus grande peur?
Ma plus grande peur est de me lasser de ce que je fais. Je suis chanceux d’avoir fait d’une passion mon métier, mais parfois, j’ai peur de perdre mon enthousiasme.
Quelle est votre expression ou citation favorite?
«Les politiciens se servent des statistiques comme les alcooliques des lampadaires : ils ne cherchent pas à voir mieux, ils se raccrochent à eux.» C’est de Mark Twain.
Quel est votre pire défaut?
Je ne relis pas attentivement ce que j’écris, donc parfois j’ai l’impression qu’avec un petit effort, j’aurais pu être plus clair. Je suis paresseux, et la plupart de mes défauts viennent directement de là.
De quoi êtes-vous le plus fier en tant qu’auteur?
Je me considère comme un divertissement, alors quand quelqu’un me dit : «J’ai lu votre livre et j’ai complètement oublié mes problèmes», c’est comme si je recevais une médaille d’or.
Que préférez-vous dans l’écriture? Qu’aimez-vous le moins?
J’aime la sensation de libert�� que procure le fait de n’avoir aucune obligation de bureau, pas d’horaire à respecter, pas de cravate à porter. Je déteste quand quelqu’un utilise quelque chose que j’ai écrit pour justifier ses idées personnelles ou politiques.
Le mystère de Roccapendente
Christian Bourgois Editeur