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Critiques CD de la semaine du 1er au 5 octobre

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Jardin Mécanique, Arno, Dragonette, Brigitte Saint-Aubin, Alt-J (∆) et Mother Mother.

À voir
Jardin Mécanique
La sinistre histoire du théâtre tintamarre (épisode 1) (3,5/5)

Si un film de Tim Burton et un film de Terry Gilliam avaient un enfant, et si cet enfant était un opéra rock, il ressemblerait probablement au premier album de Jardin Mécanique, La sinistre histoire du théâtre tintamarre (épisode 1). Le trio québécois nous offre une cacophonie organisée aux accents rock et métal, tout cela dans un univers de forains déjantés. C’est pourquoi la musique de Jardin Mécanique doit se traduire encore mieux sur scène. Ne vous méprenez pas, l’album est bien ficelé, mais on imagine que la puissance de l’interprétation prend tout son sens devant un public.
– Mathieu Horth-Gagné

À la Tom Waits
Arno
Future Vintage (3,5/5)

Douzième album solo du Belge Arno, qui s’est adjoint pour l’occasion John Parish (PJ Harvey) à la réalisation, Future Vintage nous fait renouer avec la voix rauque du Tom Waits flamand, qui alterne entre le français et l’anglais sur cet opus. Celui qui fait carrière solo depuis un bon quart de siècle ne s’est pas assagi avec le temps et propose une œuvre très rock, pleine d’aspérités, aux textes tout à fait délectables. «Quand les bonbons parlent, le cerveau bande», «Je suis tombé amoureux d’une femme qui n’est pas ma femme, dis pas ça à ma femme»… On tombe bien vite sous le charme rugueux du vieux rockeur toujours pertinent.
– Jessica Émond-Ferrat

Moins sexy
Dragonette
Bodyparts (3,5/5)

Après deux albums à saveur électro-glam, Dragonette nous présente maintenant son troisième CD, Bodyparts. En première partie, celui-ci se veut plus pop avec des mélodies accrocheuses et très accessibles. En écoutant Run Run Run, on ne peut que penser à Goldfrapp. On s’ennuie du côté aguichant auquel on nous avait habitués avec des chansons comme Black Limousine ou I Get Around. Le groupe est plus innovant en deuxième partie de disque avec des chansons comme My Legs, Rocket Ship et Right Woman. Mais on n’y retrouve malheureusement pas le côté excitant et racoleur des albums précédents. Bodyparts est juste un peu trop propre.
– Steve Côté

Lyrique
Brigitte Saint-Aubin
Glamour (3/5)

La force de Brigitte Saint-Aubin, c’est sa plume. Elle est riche, efficace, empreinte de lyrisme, veloutée et bien plus encore.  Et ça, ça fait du bien! Il y a trop d’artistes qui ne maîtrisent pas la prose, mais ce n’est pas le cas de Brigitte. Ça se voit simplement dans ses titres de chansons comme Minuit moins toi ou Libre comme hier. Il manque toutefois à Glamour, le troisième opus de l’auteure-compositrice-interprète québécoise, un peu de «oumf». Les mélodies ne sont pas très accrocheuses aux premières écoutes. C’est peut-être un album qui gagne à être écouté de nombreuses fois. Mention spéciale à la jolie pièce Vulnérabilité.
– Rachelle McDuff

Moitié-moitié
Atl-J (∆)
An Awesome Wave (3/5)

Ils s’appellent Alt-J parce que lorsqu’on tape ces deux touches sur notre MAC, ça donne le signe ∆. Sur leur premier long-jeu, les quatre Britanniques dédient même une chanson (Tessellate) à cette forme géométrique. En lice pour le prix Mercury, les musiciens ont été portés par une vague très favorable et été qualifiés par certains de nouveaux sauveurs du rock. On n’irait pas jusque-là, pas du tout, mais An Awesome Wave possède tout de même quelques moments qui valent le détour, comme la rythmée Breezeblocks. Reste qu’après les morceaux d’ouverture, plus surprenants, les gars optent pour un son à la Antony and the Johnsons nettement moins original…
– Nathalia Wysocka

Trop sage
Mother Mother
The Sticks (3/5)

Moins d’un an et demi après Eureka, la formation Mother Mother lance son quatrième album, The Sticks. Dès les premières chansons, on constate que le chanteur et leader Ryan Guldemond est au sommet de son art. Le sens des paroles est plus profond, le son est très léché et les voix sont vraiment travaillées, mais… ça ne décolle pas. Ça manque gravement d’énergie. Où est passée l’étincelle de folie qui était la marque de commerce du groupe ? Parfois, avoir un son plus mature n’améliore pas les choses. Dans le cas de Mother Mother, on aimait sa fougue et ses textes déjantés. Malgré cette déception, The Sticks demeure un bon album avec des mélodies entraînantes.
– Josie Desmarais

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt

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