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Le Festival du monde arabe incite à la découverte

Photo: FMA

Placé sous le signe de l’utopie, le 13e Festival du monde arabe promet une série d’événements qui risquent, justement, de créer l’événement. Petit survol de la programmation.

Après avoir exploré le thème du charabia l’an dernier, le FMA a décidé cette fois de se tourner vers «L’utopie». «On a voulu faire une petite retraite dans la cohésion et la cohabitation, souligne Emily-Jane Aouad, directrice des communications du festival. Et puis, l’utopie, c’est un mot qui ramène à l’idée d’un monde rêvé, d’un monde idéal.» Un thème qui fait du bien en cette ère trouble qui est la nôtre!

Musique classique, danse traditionnelle, hip-hop, présentations pour les enfants… Sans contredit, avec son lot de concerts novateurs, de séances cinéma et de spectacles intimistes, le FMA, un festival qui gagne à être connu, s’adresse à tous les publics. Et il ravit les curieux friands de nouveautés et de découvertes. «Ç’a toujours été notre fort, les créations et les innovations, dit Emily-Jane. C’est vraiment l’image de marque du festival.»

Et puis, il importe de rappeler que l’événement est unique en son genre. «Au Canada, il n’existe pas d’autre festival du monde arabe. Aux États-Unis, oui, mais c’est plus du genre ‘‘kermesse et chapiteau avec du folklore et de la bouffe’’! C’est vu dans une optique très communautaire, ce qui n’est pas du tout notre cas!»

Emily-Jane rappelle aussi que, cette année, la programmation est particulièrement éclatante. «Comme c’est le 50e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, nous avons beaucoup de spectacles qui nous viennent de ce pays. C’est vraiment une très, très belle année!» Des coups de cœur absolument incontournables? «Il y en a plein!» lance-t-elle.

Enfin, si la directrice des communications rêve que le FMA soit perçu «avec moins de préjugés et davantage d’ouverture», elle mentionne pour conclure qu’essayer le FMA, c’est réellement l’adopter! «Il suffit de venir pour devenir un festivalier fidèle à tout jamais. Une fois qu’on a fait le pas, on craque!»

Les choix d’Emily-Jane

  • Lotfi Double Kanon, samedi à 20 h, à l’Olympia de Montréal. «C’est un rappeur algérien très connu dans le Maghreb. Une grosse tête d’affiche; une idole des jeunes!»
  • Les Violons Barbares, le 2 novembre à la PdA. «Une très belle découverte! C’est une fusion entre la musique traditionnelle de la Mongolie, celle de la Bulgarie et les percussions africaines. Inédit et original!»
  • Ali au pays d’Alice, le 4 novembre à la PdA. «Ce spectacle pour les enfants de 5 à 9 ans revient sur les débuts de l’immigration libanaise au Québec. Une façon ludique de parler de ce sujet!»
  • Dahman El Harrachi et l’éternelle Algérie, le 9 novembre à la PdA. «C’est un concert très particulier. En première partie, il y a de la danse (entre la capoeira et le hip-hop), et en seconde partie, Kamel El Harrachi rend hommage à son père, une immense légende de la musique algérienne.»

Festival du monde arabe
Jusqu’au 10 novembre

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