Gilbert Rozon au service des plus démunis
Juste pour rire tiendra dimanche soir Juste pour aider, son tout premier téléthon.
Diffusé à TVA en direct de l’esplanade de la Place des Arts, l’événement viendra clôturer la 27e édition du festival d’humour.
Les deux Paquin les plus connus du Québec (Laurent et Patricia) seront à la barre de cette émission visant à amasser des fonds au profit de La maison du père, une institution montréalaise qui apporte son soutien aux hommes sans-abri, et de Comic Relief, un organisme qui lutte contre la pauvreté en Afrique.
«En tant que citoyens du monde, on n’a pas le droit de se mettre un bandeau sur les yeux et de faire semblant que les problèmes en Afrique n’existent pas, a indiqué Gilbert Rozon dans une entrevue accordée à Métro. On ne peut pas accepter des histoires comme celle du Rwanda. Il y a des choses qui sont faciles à régler. On peut sauver des vies pour 25 $.»
D’une durée de quatre heures, Juste pour aider se déroulera en même temps que trois autres rendez-vous du festival : le défilé du Grand Charivari, un concert extérieur gratuit animé
par Gregory Charles et le spectacle de Jean-Marc Parent à la salle Wilfrid-Pelletier.
Entre deux capsules vidéo visant à inciter le public à donner de l’argent, Laurent et Patricia Paquin montreront les meilleurs moments des trois autres spectacles.
«On va passer de l’émotion brute au divertissement», nous a expliqué M. Rozon, qui espère pouvoir amasser de 200 000 $ à 250 000 $ pendant la soirée.
Le grand départ
Juste pour aider compte parmi les trois événements du Festival Juste pour rire organisés sur la nouvelle Place des festivals.
Gilbert Rozon ne semble toutefois pas pressé de quitter le Quartier latin et de déménager ses pénates au centre-ville.
«Je me donne jusqu’en 2012, a-t-il révélé. On va faire preuve de prudence.»
«Le Festival de jazz a mis cinq ans pour passer de la rue Saint-Denis au centre-ville, rappelle-t-il. Je veux conserver des activités sur la rue Saint-Denis et créer un deuxième carrefour sur la Place des Arts. On va tester des choses. On ne fera pas un copier-coller du Jazz ou des FrancoFolies. Il faut respecter notre langage, nos spécificités.»