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La Montréalaise RYAN Playground dévoile un nouvel album

Photo: Tirée de Facebook

La productrice, chanteuse et auteure-compositrice montréalaise Geneviève Ryan Martel, mieux connue sous le pseudonyme de RYAN Playground, lance un nouvel album ce vendredi en collaboration avec le label Secret Songs/Last Gang Records. Garni de sonorités électroniques déjantées mais travaillées, 16/17 aborde des thèmes aussi fondamentaux que la peur de grandir, la nostalgie de l’autre, l’anxiété, l’amour et l’espoir.

Très attendu dans l’univers électro-montréalais, le premier album de celle qui roule sa bosse dans le milieu de la musique depuis 2013 fait suite à l’EP Elle, qui avait été bien accueilli par la critique dans la métropole il y a deux ans. Il faut dire que la jeune chanteuse est assez bien entourée ; le célèbre artiste néo-zélandais Lontalius a notamment contribué à l’un de ses morceaux les plus connus, Empty Pool. Ce qui n’enlève rien à son mérite personnel, cela dit.

Aujourd’hui âgée de 25 ans, Geneviève Ryan Martel ne fait définitivement pas les choses à moitié pour ce nouvel album. Les 12 chansons de celui-ci se dégustent à la manière d’un bon vin, ses subtilités apparaissant de plus en plus évidentes avec le temps. Ce genre de morceaux que l’on doit réécouter encore et encore pour en comprendre les vraies intentions.

Dans Prolongation, Geneviève Ryan Martel traite de ce «moment étrange» que sont les adieux et les aurevoirs, tantôt banaux, tantôt puissants, quand autrui ignore les sentiments qu’on puisse éprouver à son égard. Elle y traite de laisser-aller, de force émotive et de nostalgie grandissante, armée d’un timbre de voix sobre, mais puissant dans les circonstances. À écouter encore et encore.

Plus loin sur ce disque qui ne passera pas inaperçu, la chanson Worryland se veut un hommage à l’anxiété et au stress du quotidien, mais surtout au sentiment d’essoufflement ou de désespoir qu’une personne peut ressentir à force de s’enfoncer, comme prise dans une cage dont elle seule détient véritablement la clé.

Ultimement – et après plusieurs écoutes – le morceau favori de l’auteur de ces lignes demeurera sans contredit Hope, une mélodie réconfortante et entraînante dans laquelle RYAN Playground aborde sans complexe le soutien émotif et les épreuves de la vie. Souvent inspirée par son propre vécu, l’artiste multidisciplinaire avoue d’ailleurs avoir écrit cette chanson à un moment de sa vie où sa mère «était aux prises avec plusieurs problèmes», et qu’elle se sentait redevable de l’aider «de la meilleure façon possible».

Un parcours atypique
Quoique largement suffisante pour faire d’elle une vétérane de l’électro montréalais, l’offre artistique de Geneviève Ryan Martel s’ajoute à un parcours résolument atypique dans le monde de la musique. Le type de parcours qui intrigue, et qui donne envie de connaître l’artiste au-delà de sa discographie.

D’abord orientée vers une carrière de mannequin, alors qu’elle n’avait que 13 ans, l’artiste en devenir fût rapidement amenée à voyager aux quatre coins de la planète, pour le compte de bannières importantes de la mode comme Vera Wang et Miyake. Une aventure qui, malgré un lot de stress considérable, demeure celle qui l’a fait le plus grandir, à ses dires. «Ça m’a appris que lorsque tu veux vraiment quelque chose, il faut que tu travailles fort», avait-elle dit en entrevue avec Métro, lors du lancement de l’Igloofest en 2016.

Sous son pseudonyme RYAN Playground, Geneviève est une fille unique de deux parents aussi musiciens, l’un clarinettiste et l’autre violoncelliste. Elle concède avoir apprivoisé la musique comme un passe-temps d’abord alors qu’elle était enfant. Ce qui, dans la manière dont elle produit aujourd’hui ses chansons, se perçoit, se sent et s’entend. Le plaisir et l’envie de dire qu’éprouve l’artiste derrière son micro sont indéniables.

Jeudi soir dernier, la principale intéressée était de passage au Club Pelicano, dans le cœur du Vieux-Montréal, pour y lancer officiellement son plus récent album. Avis aux intéressés, la chanteuse électro sera également en concert pour interpréter son nouveau matériel le 27 octobre prochain, au Théâtre Fairmount sur le Plateau-Mont-Royal.

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