Le début de la fin pour Brad Pitt?
Killing Them Softly, le nouveau film de Brad Pitt, est un flop monumental aux États-Unis. Sa pub Chanel est parodiée de mille façons, les Oscars le boudent et les grands rôles lui échappent. Métro analyse la mauvaise passe de l’inoubliable auto-stoppeur de Thelma & Louise.
Son nouveau film est un flop commercial
Sorti le week-end dernier, Killing Them Softly a réalisé un démarrage catastrophe, avec 6,8 petits millions de dollars de recettes, loin, très loin derrière le dernier Twilight. Certes le polar d’Andrew Dominik n’a coûté que 15 M$. Mais c’est un sacré camouflet pour une star de l’envergure de Brad, par ailleurs producteur du film. Pire, l’institut spécialisé Cinemascore, qui recueille l’avis des spectateurs à la sortie des salles, lui a infligé la pire note, un «E». Depuis 1978, ce n’est que la huitième fois qu’un film subit une tellement humiliation. Cette année, seuls les films d’horreur Devil Inside et Silent House y avaient eu droit.
Sa publicité pour Chanel est la risée du web
«Le monde change et nous changeons avec lui. Les ambitions s’évanouissent, les rêves demeurent. Mais où que je sois, tu es là. Ma chance, ma destinée, mon talisman…» Si vous regardez (un peu) la télé, vous avez reconnu le texte de la publicité pour le parfum Chanel No 5, que Brad a tourné pour la bagatelle de 7 M$. L’acteur, en noir et blanc, jeans et cheveux longs, semble égaré sur le plateau d’un sketch comique. Sauf que non. Depuis sa première diffusion, à la mi-octobre, les parodies se multiplient sur le net. Vexées? Lucides? Les équipes de Chanel ont monté une nouvelle version de la pub. Avec moins de Brad, et plus de mannequins en robe du soir.
Les Oscars lui échappent à chaque fois
Trop beau? Trop sympa? Pas assez politique? En 1996, Brad aurait pu décrocher l’Oscar du Meilleur second rôle pour Twelve Monkeys. Mais il avait face à lui un certain Kevin Spacey dans Usual Suspects. Depuis, Brad a été nommé deux fois pour l’oscar du Meilleur acteur. Pour The Curious Case of Benjamin Button, en 2009 – il a été battu par Sean Penn dans Milk. Pour Moneyball, en 2012 – il a été battu par Jean Dujardin dans The Artist. Avec le flop de Killing Them Softly, c’est aux Razzie Awards, les Oscars du pire, qu’il risque d’être nommé cette année…
Les nouveaux lui grillent la politesse
En 2009, Brad était tout content de décrocher un rôle dans un film de Tarantino. Hélas! La vraie star d’Inglourious Basterds, ç’a été l’inconnu autrichien Christoph Waltz, récompensé à Cannes et aux Oscars. L’an dernier, dans Tree of Life, tout le monde n’avait d’yeux que pour la belle Jessica Chastain, qui jouait son épouse. M. Pitt serait-il devenu le faire-valoir de la nouvelle génération? Dans Twelve Years a Slave, de Steve McQueen, et The Counselor, de Ridley Scott, deux de ses films de 2013, il s’est fait chiper le premier rôle par Michael Fassbender. Reste World War Z, un film de zombies dont il est la vedette. Bof bof…
Il n’est plus aussi sexy qu’avant
Cette année, il ne figure même pas dans la liste des 50 hommes les plus beaux, dominée par Channing Tatum. Même Richard Gere et Patrick Duffy, le Bobby de Dallas, sont passés devant lui. Mais que s’est-il passé? Aux dernières nouvelles, Angelina l’aurait mis au régime. D’après un proche, cité par le tabloïd anglais Daily Star : «Brad a pris des kilos. Il devient gras à la taille. Il s’affale sur le canapé devant la télé pendant des heures à regarder des émissions culinaires. Il ne bouge que pour se faire des sandwiches et prendre des bières.» Dur.