Le FFDPM dévoile sa programmation: L'humanité en images
L’humanité dans ce qu’elle a de plus laid et de plus beau : c’est ce que proposent à voir les 63 films qui seront présentés du 11 au 21 mars durant la 5e édition du festival de films sur les droits de la personne de Montréal (FFDPM).
Lors d’une conférence qui se déroulait hier au Cinéma du Parc, la directrice de la programmation Diya Angeli a dévoilé les tenants de cette édition anniversaire. Cette année, 1 300 films ont été passés au peigne fin par le comité de la programmation. Un record, mais aussi un indicateur que partout sur la planète des droits humains sont bafoués et que des milliers de cinéastes en sont les témoins.
Cette année, le festival compte sur la participation de Charles Binamé à titre de porte-parole. Le cinéaste a tenu à dire en conférence de presse qu’il allait essayer de modifier l’image d’austérité et de responsabilité citoyenne que le Festival peut avoir auprès de la population et faire comprendre à celle-ci que le FFDPM présente avant tout des films empreints d’humanité. «Les films présentés sont inspirants, ils nous font du bien, même s’ils ouvrent parfois une porte sur l’horreur», a-t-il tenu à souligner.
La programmation
Le festival ouvrira, par ailleurs, avec un film de fiction coup de poing portant sur le génocide du Rwanda, Le jour où Dieu est parti en voyage, du réalisateur belge Philippe Van Leeuw. La soirée de fermeture se fera quant à elle sur une note plus joyeuse avec la présentation du documentaire du Québécois Magnus Isacsson, Les Super Mémés. Ce dernier dresse le portrait du mouvement des Mémés déchaînées et des Raging Grannies, dont les membres à l’âge vénérable manifestent et mènent des actions pour la paix, la justice sociale et l’environnement.
Les autres films s’articulent autour des différentes thématiques suivantes : les femmes, les zones de conflits, la responsabilité des entreprises dans la société, la violence politique et la répression d’état, l’art et la résistance, et l’immigration. Parmi la sélection, notons le film de Jeff Daniels, The 10 conditions of Love qui relate la vie de la réfugiée ouïghoure, Rebiya Kadder. Cette dernière sera d’ailleurs présente à la représentation du 13 mars.
Deux cinéconférences seront aussi au programme. Les thèmes abordés : L’âgisme et la situation des personnes aînées au Québec et Regards croisés sur les discriminations. Les films du festival seront présentés au Cinéma du Parc, au cinéma de l’ONF et au cinéma Parallèle.
FFDPM
Du 11 au 21 mars