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Nikki Yanofsky: Le retour de l'enfant prodige

Jessica Émond-Ferrat - Métro

Peu de musiciens peuvent se vanter d’être montés sur une scène du Festival international de jazz de Montréal à l’âge de 16 ans. Et pourtant, dans le cas de la chanteuse Nikki Yanofsky, l’année de ses 16 ans marque non pas sa première, mais bien sa cinquième collaboration avec le festival. «C’est presque rendu une tradition pour moi! lance la jeune Montréalaise, jointe au téléphone. Je m’y sens comme chez moi, c’est mon festival préféré.»

En plus d’avoir été cet hiver la voix anglophone des Jeux olympiques de Vancouver, dont elle interprétait la chanson-thème I Believe, Nikki Yanofsky a lancé ce printemps un premier album studio, Nikki, comprenant pour la première fois des pièces originales qu’elle a écrites elle-même. C’est que Nikki Yanofsky s’est fait connaître principalement pour ses reprises de classiques du jazz féminin, de Ella Fitzgerald à Diana Krall en passant par Etta James. «J’ai toujours écrit de la poésie, mais composer des chansons, c’est complètement différent, affirme-t-elle. J’ai commencé par les paroles. L’écriture est ma partie favorite du processus.»

La jeune femme ajoute d’ailleurs être déjà en train de travailler à de nouvelles chansons pour un prochain album. «Je suis toujours une étape en avance dans ma tête, je ne peux pas m’arrêter!» dit-elle. Cela ne l’empêche pas d’avoir hâte de se produire au Festival de jazz. «J’y jouerai plusieurs pièces de mon nouvel album, et aussi d’autres reprises que j’ai l’habitude de faire, mais avec des arrangements différents, explique-t-elle. Il faut que je réussisse à donner un aspect spécial à mes spectacles.»

Bien qu’il s’agisse du premier festival où elle présente son propre matériel, Nikki se dit bien plus excitée que nerveuse. «Partager mes chansons à moi avec le public, c’est quelque chose qui me tente beaucoup, c’est un plaisir différent que de chanter les chansons des autres!» s’exclame-t-elle.

Le seul regret de la jeune femme, c’est de n’avoir que rarement l’occasion de se promener au Festival de jazz en tant que spectatrice, une chose qu’elle adore faire. «Je dois toujours partir en tournée tout de suite après, se désole-t-elle. Mais cette année, j’ai réussi à réserver des moments à travers ma tournée estivale pour aller voir les concerts de Paul McCartney, de James Taylor et Carole King et de Simon & Garfunkel. Pour moi, ce sont des rêves qui vont se réaliser!»

Le goût de la chanteuse pour les artistes d’une autre époque ne lui vient pas de ses parents, mais de sa propre curiosité. «J’ai découvert Ella Fitzgerald et Ray Charles à la radio, et ça a été le coup de foudre», dit-elle. Elle affirme par ailleurs qu’elle continuera, pour ses prochains albums, dans la veine du jazz, de la pop et du R’nB. «Ce type de musique est sans âge, alors il ne se démodera jamais», croit-elle.

Nikki ne considère pas avoir vieilli trop vite, comme c’est parfois le cas pour des artistes ayant commencé leur carrière très jeunes. Elle admet toutefois que le fait d’évoluer dans le monde de la musique lui a fait acquérir une maturité certaine. «J’ai beaucoup évolué depuis le début, j’ai grandi, et ça se voit dans les chansons que j’ai écrites, croit-elle. Mais ce n’est pas comme si je manquais quoi que ce soit parce que je devais me consacrer à ma carrière, explique-t-elle. Je fais simplement ce que j’aime, je ne me prive donc de rien.»

Nikki Yanofsky
Au Théâtre Maisonneuve
Dimanche à 18 h

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