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Questions en rafale avec l’auteur Pan Bouyoucas

Pan Bouyoucas Photo: Martine Doyon

Chaque semaine, Métro pose quelques questions à un auteur.

Pan Bouyoucas a étudié en architecture à l’École d’architecture de Montréal, avant de se tourner vers le cinéma à Concordia. Tout en travaillant comme critique de cinéma, journaliste et traducteur, Pan Bouyoucas a écrit 10 romans et 6 pièces de théâtre. Traduit en plusieurs langues, il a été finaliste au Prix du Gouverneur général.

Le tatouage, son 10e roman est un conte satirique. Il raconte la vie de Zoé qui s’est transformée en cauchemar après un événement curieux : la rose qu’elle se fait tatouer sous le nombril se met à pousser comme si elle était vivante. Cherchant à comprendre pourquoi, Zoé quitte sa vie à Montréal et se retrouve en Côte d’Ivoire.

Que lisez-vous en ce moment?
La découverte de l’Amérique par les Turcs de Jorge Amado.

Qui sont vos trois auteurs préférés?
Oh mon Dieu, il y en a tellement! Je n’en ai pas, trois mais plusieurs… Boccace, Homère et Voltaire.

Qu’est-ce qui vous a amené à l’écriture?
C’est probablement ma personnalité qui a scellé mon destin. Enfant, je lisais beaucoup. Après mes études, je me suis rendu compte que je n’étais pas fait pour travailler en équipe. Et l’écriture est la meilleure façon de gagner sa vie quand on est un peu sauvage.

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Chaque écrivain a des routines d’écriture qui lui sont propres. Quelles sont les vôtres?
Les heures de bureau, de 10 h à 16 h tous les jours, dans un silence total, avec un grand renfort de cigarettes et de café.

Quelle est votre expression ou citation favorite?
«Prendre ça un jour à la fois!»

Quel livre auriez-vous aimé écrire?
Don Quichotte, de Miguel de Cervantes.

Quel est votre pire défaut littéraire?
Je suis trop critique envers moi-même.

De quoi êtes-vous le plus fier en tant qu’auteur?
C’est de pouvoir écrire sans compromis, avec ma propre vision de l’écriture.

Que préférez-vous dans l’écriture? Qu’aimez-vous le moins?
J’aime le voyage que permet l’écriture. Avec deux mots, on peut créer toute une image dans la tête du lecteur, une image qui au cinéma coûterait une fortune. Avec une seule phrase, on peut détruire une ville ou créer tout un univers. C’est la magie des mots. Je n’aime pas du tout les descriptions. Même en tant que lecteur, je saute les pages. Ça m’ennuie. Je m’en fous de savoir quelle robe elle porte. Quand j’écris, j’évite les descriptions, car pour moi, ce qui est important, c’est ce que les personnages font ou ne font pas, disent ou ne disent pas. Le reste, c’est de la garniture.

Le tatouage
XYZ

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