Critiques CD de la semaine du 31 mai au 4 juin 2010
Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Jack Johnson, Sunny Duval, Éric Bélanger, James Woods et True Blood volume 2.
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Sourire en boîte Jack Johnson To the Sea (4/5) |
L’air d’Hawaï continue d’inspirer l’auteur-compositeur-interprète Jack Jonhson, qui nous offre un cinquième album studio. To the Sea est imprégné du rythme propre à Johnson, avec le style folk rock / pop qui lui va si bien. Le surfeur nous offre encore une fois des chansons qui nous donnent envie de sourire, comme From The Clouds, et d’autres qui nous attendrissent, comme My Little Girl, dans laquelle la guitare acoustique est reine. Certaines compositions de son dernier opus sonnent par ailleurs plus rock que ses précédentes, comme You and Your Heart. On ne déteste pas, mais ce ne sont pas nos préférées!
– Catherine Girouard
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Choubidouwa! Sunny Duval Sein noir, sein blanc (3,5/5) |
Dans son deuxième opus intitulé Sein noir, Sein blanc, Sunny Duval s’inspire beaucoup du Doo-wop, principalement dans la première moitié, où l’on retrouve la chanson Tu m’appelles même plus quand t’es chaude. Le guitariste des Breastfeeders à la voix profonde nous ramène dans les années 1950-60 avec ses pièces stimulantes, quoique souvent trop courtes (moins de trois minutes pour la plupart). La seconde partie de l’album comprend plutôt des chansons country et rock n’ roll, telle la chouette pièce Femmes et enfants d’abord. Il sera aux FrancoFolies le 16 juin.
– Rachelle Mc Duff
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Jolie poésie Éric Bélanger À 35 mm du bonheur (3,5/5) |
Comme le laisse présager la pochette, À 35 millimètres du bonheur, le deuxième album de l’auteur-compositeur-interprète québécois Éric Bélanger, nous entraîne dans un univers un peu mélancolique, mais dans lequel on se plaît tout de même. À ses textes riches à la poésie évocatrice, le musicien mêle de jolies mélodies pop. On se laisse bercer par les rythmes tranquilles et la voix feutrée du chanteur, ou on l’écoute jouer avec les mots et raconter ses histoires fantaisistes, mais d’une façon ou d’une autre, on passe un très bon moment en sa compagnie, même si on se trouve encore À 35 millimètres du bonheur.
– Jessica Émond-Ferrat
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Déjà vu James Woods Left & Handed (3/5) |
James Woods est auteur-compositeur-interprète, mais aussi comédien. Multidisciplinaire, le Montréalais a coréalisé ce premier album avec Scott Price. Malgré des sonorités parfois intéressantes, Left & Handed laisse une impression de déjà-vu. Woods a une voix chaude, mais qui n’a rien d’original, comme ses mélodies. Le premier extrait, le très radiophonique Control, est représentatif du reste de l’album : une ballade rock tranquille qui laisse croire que quelque chose va se passer, mais qui nous laisse sur notre faim. Point positif : le morceau Red October Sky, qui fait penser à un vieux slow.
– Marie-Noël Gagné
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Sensualité True Blood volume 2 Artistes variés (3/5) |
Le rétro soul est à la mode, et l’artiste français Ben L’oncle Soul a profité de cette vague de popularité pour sortir son premier album éponyme. Il nous offre un disque bilingue français et anglais d’inspiration soul des années 1960. On y trouve des pièces inspirées du R&B, telle I Don’t Wanna Waste, ou plus rétro comme Soulman. Sa version de Seven Nation Army des White Stripes est vraiment rafraîchissante. Mention spéciale pour sa pochette de disque vraiment rigolote, qui parodie des pubs rétro et kitsch des années 1950-60. Ben L’oncle Soul sera des FrancoFolies les 12 et 13 juin prochain.
-Mathieu Horth Gagné
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt