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Doris Day, éternelle interprète de Que sera, sera

Doris Day Photo: AP
Rédaction - Relaxnews AFP

Doris Day est décédée lundi 13 mai en Californie à l’âge de 97 ans. Elle restera dans les mémoires pour avoir interprété Que sera, sera, un tube planétaire qui lui a permis de réunir la chanson et le cinéma, auxquels elle doit deux étoiles sur le Walk of Fame à Hollywood.

L’Américaine a 32 ans, en 1956, quand Alfred Hitchcock lui donne le rôle émouvant d’une mère dont l’enfant est enlevé par des espions venant du froid dans L’Homme qui en savait trop.

Aux côtés de James Stewart et de Daniel Gélin, Doris Day joue un rôle taillé sur mesure: celui d’une chanteuse célèbre qui interprète Que sera, sera à tue-tête pour signaler à son fils que l’heure de la libération est proche. Le morceau, signé Jay Livingston et Ray Evans, décroche l’Oscar de la meilleure chanson originale.

Adorée du public
Des Oscars, Doris Day n’en décrochera pourtant aucun, malgré une quarantaine de films et l’adoration du public.

Son côté voisine sympa, joyeuse et sans histoires ne séduira pas la critique cinématographique et elle devra se contenter d’un Grammy pour sa carrière de chanteuse, avec 650 titres à son actif.

Pour la critique de cinéma Molly Haskell, Doris Day est «l’actrice la plus sous-estimée, la moins bien reconnue qui soit jamais passée par Hollywood».

Sur le plan personnel, la vie n’aura pas été facile pour Doris Mary Anne Kappelhoff, née le 3 avril 1924 à Cincinnati (nord), dans une famille d’origine allemande.

Ses parents divorcent alors qu’elle a 13 ans et Doris se retrouve avec une mère qui la pousse à monter sur scène.

Après un grave accident de voiture, elle doit abandonner la danse pour se consacrer au chant.

Sa carrière commence au début des années 1940. Doris Day chante pour le «big band» de Les Brown, avec qui elle interprète «Sentimental journey», futur hymne du retour des soldats à la maison après la victoire de 1945.

En 1948, elle tourne son premier film, Romance à Rio, qui sera suivi d’autres succès comme La Blonde du Far-West (Calamity Jane, 1953), Les Pièges de la Passion (Love Me or Leave Me, 1955) ou Ne mangez pas les marguerites (Please Don’t Eat the Daisies, 1960).

Star du vaudeville
Doris Day brille surtout dans le vaudeville, un genre qui culmine en 1959 avec Confidences sur l’oreiller, où elle tourne aux côtés de Cary Grant et Rock Hudson. Le film est le seul qui lui vaudra une sélection aux Oscars.

Le jour de ses 29 ans, elle épouse Martin Melcher, qui deviendra son imprésario. Mais lorsqu’il meurt en 1968, elle découvre qu’il l’a criblée de dettes.

La star obtient 22 millions de dollars de dédommagement d’un homme d’affaires embauché par Melcher pour gérer sa fortune. Elle garde de ce second mari son seul enfant, Terry Melcher, qui mourra d’un cancer en 2004.

Tout au long de sa carrière, Doris Day s’efforce de défendre son image d’Américaine propre sur elle, refusant en 1967 le rôle de Mme Robinson dans Le Lauréat, qu’elle juge osé.

«J’aime être gaie. J’aime m’amuser sur un tournage. J’aime porter de beaux vêtements et être belle. J’aime sourire et que les gens rient. C’est tout ce que je veux», résume-t-elle lors d’une interview.

Depuis qu’elle ne tournait plus, Doris Day était devenue une amie des animaux, qu’elle accueillait dans son hôtel de Carmel, en Californie.

En 2004, le président George W. Bush lui a remis la médaille de la Liberté, la plus haute récompense civile américaine, pour avoir «ravi les coeurs des Américains tout en enrichissant notre culture».

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