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Philippe Laprise: La vie, la vie

Jessica Émond-Ferrat - Métro

Le nom de Philippe Laprise ne vous dit rien?  C’est normal, croit celui-ci. «Chaque fois que je fais un spectacle ou que je gagne un prix, on dirait que j’arrive par la porte d’en arrière, personne ne me connaît! lance l’humoriste, qu’on a notamment pu voir à Vrak la vie, sur le site web de Vrak.TV. J’ai toujours été dans le milieu underground de l’humour, mais j’ai appris les rouages du métier et à placer mes pions pour accéder à la ligue nationale de l’humour!»

Pour Philippe Laprise, pas de demi-mesures. «Il n’était pas question pour moi de faire un spectacle avant d’avoir quelque chose de bon à présenter, explique-t-il. Je ne voulais pas être presque prêt le jour où je monterais sur scène, mais vraiment prêt!» Pourtant, c’est en 1986, en sortant d’un spectacle de Michel Courtemanche, que le jeune homme a décidé de devenir un jour humoriste. Après des études en éducation spécialisée «en plan B», le vieux rêve persistait et Philippe Laprise a décidé en 2001 de tenter sa chance à l’École nationale de l’humour. «Une seconde fois, car j’avais été refusé trois ans plus tôt… Mais je savais que je le regretterais si je n’allais pas jusqu’au bout de mon rêve.»

Sa persévérance aura porté fruit, puisqu’il a ensuite été sacré Révélation du Festival Juste pour rire en 2007, puis Révélation de l’année au gala Les Olivier en 2009. Enfin, cette année, il présente son premier one man show, Je peux maintenant mourir, dont le titre évoque le fait qu’il a accompli tout ce qu’il souhaitait faire avant ses 35 ans.

«C’est un bilan de ma vie, un survol, dit-il. Je crois que c’est inévitable pour un artiste; on parle toujours de soi dans sa première Å“uvre, c’est un genre de carte de visite. Je parle des moments les plus marquants de ma vie. J’aborde le thème de l’accouchement par l’entremise de mes enfants; je parle de mon expérience de travail avec des personnes handicapées; je parle même de la mort, de la façon dont j’ai abordé le sujet avec ma fille quand elle m’a demandé 😕 »Toi, papa, tu vas mourir quand? »»

Grand amateur d’impro, discipline dans laquelle il a fait ses premières armes, Philippe Laprise se souvient des sages paroles de son ancien coach. «Il m’avait dit : « Le but, ce n’est pas de gagner, mais de donner envie aux autres joueurs de venir jouer dans notre équipe! » C’est la même chose pour moi maintenant. Je crois que je suis un gars sympathique et rassembleur, et je veux qu’à la fin de mon spectacle, les gens veuillent venir souper avec moi!»

Philippe Laprise
Au Gesù
Mardi et mercredi à 20 h

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