Cette semaine, Métro craque pour… Mamma Mia, Nous finirons ensemble, Gaza
1: Blue Note Records: Beyond The Notes
Avec le documentaire Blue Note Records: Beyond the Notes, la réalisatrice Sophie Huber nous plonge dans l’univers intime de Blue Note, le mythique label de musique jazz fondé en 1939. Rythmé par les pièces de certains des plus grands musiciens du XXe siècle et agrémenté des magnifiques photographies emblématiques du label, le film raconte l’histoire de Blue Note par le biais d’entrevues et d’enregistrements en studio captés sur le vif avec les grands du jazz d’hier et d’aujourd’hui. À voir absolument pour découvrir les coulisses d’un univers de créateurs épris de liberté… Un régal pour les yeux et les oreilles, à savourer alors que le Festival International de Jazz de Montréal bat son plein! Maryse Deraîche
2: Mamma Mia!
Simplement phénoménal! Serge Postigo prouve une fois de plus qu’il est maître de son œuvre. Les comédiens livrent des performances sans fausse note. Un script réfléchi, des voix puissantes et un décor sublime nous transportent en Grèce. Mention spéciale à Romane Denis qui, à sa première expérience, nous donne l’impression d’en avoir fait des centaines d’autres. Comme elle nous l’avait confié, les chansons ne se démodent pas. Les comédiens s’approprient avec brio les rythmes d’ABBA. Impossible de ne pas se dandiner dans son siège! Sébastien Larocque
3: Gaza
Les deux millions d’habitants de l’enclave palestinienne de Gaza vivent dans un territoire en état de siège permanent où les crises s’accumulent : pollution, chômage, pénuries et affrontements périodiques avec les forces israéliennes. Plutôt que de s’intéresser à l’aspect politique du conflit, les réalisateurs irlandais Garry Keane et Andrew McConnell ont choisi de tourner leur caméra vers les Gazaouis qui vivent dans ce chaos, où, malgré tout, l’humanité parvient à fleurir. Il en résulte un documentaire à hauteur d’homme et de femme, où la beauté fait parfois irruption malgré la guerre et l’enfermement. En salle aujourd’hui. Benoit Valois-Nadeau
4:Sainte-Foy de KNLO
Cette année, la musique d’Alaclair ensemble se savoure en pièces détachées. Après Eman (Maison) et Robert Nelson (Nul n’est roé en son royaume), c’est au tour de KNLO de faire paraître un album solo pour la saison estivale, un deuxième effort en solitaire dans son cas. Mâtiné de trap, Sainte-Foy groove avec une langueur parfaite pour la canicule. Des ritournelles rap accrocheuses (Amadit, TO DO List) y côtoient en toute cohérence des explorations funk (TGV) et africaines (Ça fait mal). Un amalgame afro-bas-canadien fort réussi. Benoit Valois-Nadeau
5: Escaping NXIVM
La semaine dernière, le gourou américain Keith Raniere a été déclaré coupable, notamment de trafic sexuel, d’extorsion et de corruption de mineurs. Ces horreurs, il les a commises pendant des années où il était à la tête de la secte NXIVM. Ce captivant balado en sept épisodes de la série Uncover de CBC, animé par Josh Bloch, permet de cerner le personnage et ses tactiques sournoises en partant du témoignage de Sarah Edmondson, victime canadienne qui a quitté la secte après y avoir consacré 12 ans de sa vie. Marie-Lise Rousseau
6: Les drapeaux de papier
Vincent et Charlie ne se connaissent presque pas, pourtant ils sont frère et sœur. Lui, sans repères, sort tout juste de prison après une peine de 12 ans; elle, vit seule, simplement, dans une petite ville. L’installation de Vincent chez sa cadette va, bien sûr, bouleverser leur existence. Ensemble, ils apprennent à s’apprivoiser, à se comprendre, à devenir libres aussi. La scène du repas d’anniversaire de Charlie, auquel leur père distant participe, est saisissante. Réalisé par le Français Nathan Ambrosioni, âgé de 19 ans seulement, Les drapeaux de papier impressionne par sa beauté et sa simplicité prodigieuses. Amélie Revert
7: Nous finirons ensemble
Huit ans après le succès des Petits mouchoirs, le réalisateur Guillaume Canet a réuni sa joyeuse bande sous les pins du Cap-Ferret, dans le sud-ouest de la France, pour des retrouvailles… inattendues! Les enfants ont grandi et les parents ont des cheveux gris, mais entre les engueulades tonitruantes, les apéros qui tournent mal et les fous rires communicatifs, cette comédie familiale donne juste le goût d’appeler ses vieux copains pour leur dire qu’on les aime. Chloé Machillot
8: Et on se désole pour… Au-delà des échos
Nouveau projet de Guy Laliberté, la pyramide PY1 dressée au Vieux-Port propose un spectacle immersif alliant projections à 360° et musique électronique. Allongé sur le sol, le spectateur se laisse bercer par les ambiances successives et la voix du chroniqueur Alan Watts, dont les questions existentielles encouragent l’esprit à vagabonder.
Cette expérience vendue comme «une odyssée qui tente d’aller au cœur de la conscience humaine» manque cependant de fil conducteur. Les 60 minutes du spectacle peuvent sembler longues, et l’immersion annoncée n’est pas au
rendez-vous. Chloé Machillot