Culture

Stranger Things 3: la fin de l’enfance

Stranger Things 3: la fin de l’enfance

Joie et bonheur devant l’écrasante et inévitable canicule, Netflix a dévoilé cette semaine la troisième saison de la série nostalgique Stranger Things et si vous souhaitez vous cacher de la chaleur pour quelques heures, voilà ici un excellent prétexte de garder les rideaux fermés.

On retourne donc dans la petite ville fictive de Hawkins, en Indiana, pour retrouver la bande de jeunes confrontée aux forces surnaturelles depuis la venue de cet univers sur la plateforme numérique en 2016. La troisième saison des frères Duffer reprend environ un an après les événements de l’inégale deuxième saison et dès les premières minutes de cette nouvelle mouture, on sent une belle différence dans le ton et le rythme de la série – quelque chose qui manquait depuis l’électrochoc initial des premiers épisodes.

Stranger Things, saison 3
Stranger Things, saison 3

Tous les personnages y sont, mais une constante s’installe vite dans ce nouveau récit : les choses ne sont plus comme avant. Je n’ai pas terminé tous les épisodes au moment d’écrire ces lignes, mais je dois avouer que la chose qui m’a immédiatement charmé de cette troisième saison est le passage à l’adolescence hormonale des jeunes protagonistes.

Les «p’tits gars» qui jouaient à des jeux de rôles dans le sous-sol sont maintenant de jeunes ados avec des pulsions et des désirs assez loin des univers fantaisistes des jeux de science-fiction. Ainsi, les premières relations amoureuses s’invitent dans leurs vies et même Eleven, sauvée par la bande lors de la première saison, n’échappe pas aux griffes de la puberté et des désirs contradictoires.

On syntonise Stranger Things évidemment pour l’intrigue surnaturelle et l’hommage aux années 80 toujours aussi délicieusement étalées dans chaque minute de la fiction. Sauf qu’on reste fasciné par la dynamique de groupe en perpétuelle transformation en raison de la fin de l’enfance des jeunes protagonistes et de l’urgence de vivre même devant d’effroyables dangers.

Ajoutez à ceci un petit soupçon de guerre froide, des zombies, de la corruption politique, des rats explosifs et un centre d’achat sorti tout droit d’un catalogue et la troisième saison de Stranger Things sera l’antidote parfait à la petite routine qui s’installe parfois entre deux moments de vacances estivales.

Sautez là-dessus cette fin de semaine, j’ai déjà hâte d’y retourner pour voir comment se terminera la prochaine session de flânage au centre commercial de nos jeunes ados aux pulsions explosives.

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