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Heavy MTL, jour 1: des «boobs», un peu de nostalgie et des fantômes

Ghost Photo: Josie Desmarais/Métro

La 10e édition du Heavy MTL bat son plein au parc Jean-Drapeau. Evanescence, Steel Panther, Ghost… Métro a pris le pouls d’une première journée placée sous le signe de la dérision et, bien sûr, de métal qui s’écoute très, très fort.

Wow! L’énergie de Steel Panther tombe pile au bon moment. Après avoir passé l’après-midi sous une chaleur écrasante, le groupe de glam métal originaire de Los Angeles apporte un beau vent de fraîcheur aux festivaliers du Heavy MTL. Costumes hauts en couleur, paillettes, brushings impeccables et décolletés plus que plongeants, Steel Panther est fidèle à sa réputation de groupe déjanté.

Sexe, drogue et heavy metal
Les Californiens ont donc satisfait des spectateurs qui savent pourquoi ils sont là: de la bonne musique, oui, mais surtout beaucoup d’humour et de vulgarité entre deux titres. On a d’ailleurs vite arrêté de compter combien de fois ils ont prononcé «fuck» et autres dérivés sur scène. «All I wanna do is fuck!» chante Michael Starr. Ce nouveau morceau, qui paraîtra sur leur prochain album Heavy Metal Rules, est largement repris par un public séduit.

Les allusions au sexe et à la cocaïne sont un peu leur marque de fabrique, finalement. Très vite, les membres de Steel Panther réclament des boobies. Quelques instants plus tard, c’est chose faite. Merci les canons à eau, peut-être ? En tout cas, ils ont voulu voir des paires de seins et ils en ont eu pour leur compte. Tout le monde, en fait, à en croire les cris du public qui en redemande. C’est donc sur une bonne note que la soirée peut commencer.

Lexxi Foxxx et Michael Starr de Steel Panther (photo: Josie Desmarais/Métro)

Maudits Suédois
Ghost, headliner de cette première soirée attaque fort avec le hit Rats. Comme d’habitude, les membres de ce groupe suédois évoluent sur scène masqués – diable! Mais qui sont les Nameless ghoul? Le chanteur Tobias Forge, le teint fantomatique, porte quant à lui un costume queue-de-pie d’un rouge démoniaque à en faire pâlir d’envie Satan.

Lorsqu’il chante Cirice, Tobias Forge demande «can you feel the thunder that’s breaking in your heart?» au moment où les feux d’artifice Loto-Québec éclatent un peu plus loin. Drôle de coïncidence, mais ça fonctionne plutôt bien.

C’est dans un décor d’église que Ghost est entré en communion avec les spectateurs ce soir. La messe est dite.

Nostalgie 2000
Enfin, on ne pouvait pas terminer sans parler de la performance d’Evanescence. Dernier groupe à se produire sur l’une des scènes principales avant Ghost, c’est un public joyeusement nostalgique qui assiste au concert. En témoigne son enthousiasme dès les premières notes de Bring me to life interprétée par Amy Lee (sans Paul McCoy). La chanson de 2003 n’a pas pris une ride et ce n’est pas pour déplaire aux adolescents que nous étions à l’époque.

Rendez-vous demain pour la suite, avec Slash et Slayer entre autres.

Amy Lee d’Evanescence (photo: Josie Desmarais/Métro)

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