Culture

Culture : Le FNC, festin à volonté

Culture : Le FNC, festin à volonté

Les cinéphiles célèbreront Noël à l’avance grâce à la 48e édition particulièrement riche du Festival du nouveau cinéma (FNC).

Avec plus de 300 œuvres au menu, il sera impossible de goûter à tout.

Le premier réflexe est de se tourner vers les valeurs sûres. Faire confiance aux plus grands maîtres du septième art qui sont presque tous là, que ce soit Atom Egoyan (Guest of Honor, qui est présenté en ouverture), Terrence Malick (A Hidden Life), Pedro Almodovar (Douleur et gloire), Werner Herzog (Family Romance LLC) et les frères Dardenne (Le jeune Ahmed).

Mais pourquoi pas explorer? Entrer dans une salle de cinéma au hasard et découvrir? Les festivals servent à ça. Sorry We Missed You de Ken Loach et The Song of Names de François Girard vont finir par prendre l’affiche, mais certainement pas Jeanne de Bruno Dumont ou le récit de science-fiction The Halt de Lav Diaz. Bait de Mark Jenkin suscite les rumeurs les plus folles, alors que Les siffleurs de Corneliu Porumboiu s’avère un brillant film néo-noir. Puis, ce sera une des rares occasions d’admirer sur grand écran les acclamés Marriage Story de Noah Baumbach, Atlantique de Mati Diop (Grand Prix du Jury à Cannes) et J’ai perdu mon corps de Jérémy Clapin avant que Netflix les enterre à jamais sur son site.

Le cinéma québécois n’est pas en reste. Un hommage à André Forcier permettra de renouer avec quelques chefs-d’œuvre et son dernier-né, Les fleurs oubliées. Antigone de Sophie Deraspe sera certainement la sélection la plus attendue, aux côtés du douloureux L’acrobate de Rodrigue Jean et de l’hilarant The Twentieth Century de Matthew Rankin. Il ne faut pourtant pas hésiter à sortir des chemins battus et se nourrir de courts métrages, là où résident de véritables trésors comme Recrue de Pier-Philippe Chevigny.

Cette année, le FNC propose un volet féministe qui mélange classiques (Mourir à tue-tête, La cuisine rouge) et nouveautés (l’ultime documentaire Varda par Agnès de la regrettée Agnès Varda, le remarquable Dieu existe, son nom est Petrunya), ainsi qu’une section environnementale où petits et grands pourront notamment se rappeler la fougue des ratons laveurs à protéger leur chez-soi dans l’illustre Pom Poko.

Puis, il y a toutes ces activités spéciales qu’il ne faudra surtout pas manquer. David Cronenberg qui vient présenter l’explicite Crash dans une version restaurée. La leçon de cinéma offerte gratuitement par le vénérable Costa-Gavras qui accompagne pour l’occasion son récent Adults in the Room. Passer la nuit à l’Impérial en compagnie de quatre films d’Alien. Ou danser sa vie pendant le DJ set de l’actrice Caroline Dhavernas et le concert de Kompromat, ce projet ovni des membres de Vitalic.

Beau temps, mauvais temps, l’occasion est trop belle de se faire de nouveaux amis qui enjoliveront notre existence, que ce soit Roy Andersson (avec About Endlessness) et Jessica Hausner (Little Joe), Kiyoshi Kurosawa (To the Ends of the Earth), Nora Fingscheidt (System Crasher) ou Nadav Lapid (Synonymes, Ours d’or à Berlin).