Antoine Bertrand: la première étoile des Boys
Si Antoine Bertrand mérite la première étoile du match, ce n’est sûrement pas à cause de ses performances sur la glace, mais plutôt en raison de son jeu d’acteur. Nouvelle recrue des Boys, il insuffle un vent de fraîcheur et de dynamisme dans la série de Louis Saïa, qui prendra l’antenne à Radio-Canada dès le 10 janvier pour une quatrième saison. Bertrand y joue Ronnie, un colosse qui, de l’avis du comédien, flirte avec la bipolarité. «Il n’a pas de milieu : il est soit tranquille et renfermé, soit motivateur crinqué… une sorte de Jean-Marc Chaput qui aurait fait de l’acide, dit-il. Après C.A. et la retenue que ça exigeait, ça faisait du bien de lâcher le cheval fou qui m’habite.»
Le public devra attendre le troisième épisode avant de voir Antoine Bertrand porter l’uniforme des Boys. Ce dernier fera grande impression autant aux téléspectateurs qu’à ses coéquipiers en leur livrant un pep talk survolté. À l’écran comme dans la vie, l’acteur n’a eu aucune difficulté à s’intégrer à cette bande de joyeux lurons. «La première journée du tournage, j’ai souhaité la bienvenue à tout le monde. C’est là qu’ils ont vu que j’étais aussi niaiseux qu’eux autres!» s’exclame-t-il.
Les auteurs et le réalisateur de la série lui ont aussi facilité la tâche en tenant compte de la piètre qualité de son coup de patin : sur la glace, Ronnie a comme unique mission de se poster devant le but adverse pour bloquer la vue du gardien. «On est partis du fait que mes techniques de freinage ne sont pas tout à fait à point! blague Antoine Bertrand. Louis Saïa a le même gabarit que moi. Il savait que ça ne devait pas me tenter de patiner 12 heures par jour.»
Moins mononcle
critique. La quatrième saison des Boys promet d’être la meilleure. Certes, la série offre encore son lot de blagues de mononcle (on confond les mots «prépuce» et «Crésus» dans le premier épisode), mais celles-ci surgissent de façon plus sporadique.
Les auteurs font preuve de plus de finesse qu’avant, tant dans les répliques comiques que dans les intrigues (Stan [Rémy Girard] perd toutes ses économies à la suite d’une fraude, Jean-Charles [Yvan Ponton] apprend qu’il a un fils de 20 ans).
Et le plaisir que semblent éprouver les comédiens à se glisser dans la peau de ces colons de première est irrésistiblement contagieux.
Le danger des Enfants de la télé
Antoine Bertrand insiste : il ne pourra jamais se plaindre de l’immense succès des Enfants de la télé, où il agit comme complice de Véronique Cloutier. La popularité de l’émission représente toutefois un certain danger pour ce comédien de formation. «Tu es dans le salon des gens chaque semaine en tant que toi-même. Et plus ta personnalité prend de la place, plus c’est difficile de te cacher derrière un personnage par la suite. Voilà pourquoi c’est important de rester actif comme acteur. C’est à moi d’être rigoureux et de choisir des rôles différents les uns des autres.»