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Critiques CD de la semaine du 14 au 18 février 2011

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Galaxie, The Dears, Emilie Clepper, Chris de Burgh et Yasmin Levy.

Pour danser
Galaxie
Tigre et diesel (4/5)

Galaxie, qui a perdu son 500, compte faire danser ses fans avec son album Tigre et diesel. Olivier Langevin a décidé de faire passer les guitares à l’arrière-plan pour embrasser un côté électro pop qu’on ne lui connaissait pas. Il nous surprend également avec une belle ballade. En plus des nouvelles sonorités, Langevin fait appel à la chanteuse Audrey-Michèle Simard sur plusieurs pièces, une voix qui donne une dimension supplémentaire au CD. Mais les fans n’ont pas à s’inquiéter, Tigre et diesel est avant tout un album rock.
–  Mathieu Horth Gagné

Pop assumée
The Dears
Degeneration Street (3,5/5)

Le groupe montréalais The Dears excelle quand il embrasse son côté pop-rock et qu’il ne s’enlise pas dans les méandres opératiques. Bonne nouvelle, c’est précisément ce qu’il fait sur son cinquième album, Degeneration Street. Les influences britanniques sont plus présentes que jamais sur des morceaux comme Thrones (qui rappelle le bon vieux Bowie du début de la décennie 1970), Blood et la très enjouée Yesteryear, qui réchappe avec brio la piste précédente, Galactic Tides, une ballade mélancolique et confuse.
–  Marc-André Lemieux

Paisible
Emilie Clepper
What You See (3,5/5)

Avec?What You See, son deuxième album, Emilie Clepper vogue de nouveau dans les sonorités folk qui lui sont chères. La jeune chanteuse ne cherche pas à réinventer la roue et c’est très bien comme ça. On se laisse porter par ses mélodies pai-sibles qui évoquent une promenade dans la nature. Dans la langue de Shakes­peare, la jeune femme aux origines québécoise et texane chante l’amour de façon simple, dépouillée et tout en douceur. On ne se lasse pas d’écouter sa jolie voix, un peu rocailleuse et toujours juste.
–  Jessica Émond-Ferrat

Cocooning épique
Chris de Burgh
Moonfleet &?Other Stories (3,5/5)

L’homme qui nous a bercé avec son Moonlight and Vodka revient avec Moonfleet and Other Stories, un CD épique inspiré par le récit de J.M. Falkner. Accompagné par le Royal Philharmonic, qui don-ne à ce projet ambitieux la majesté qu’il faut, de Burgh livre un opus qui s’écoute comme un conte. On craque pour l’enlevée Have a Care ou pour Go Where Your Heart Believes, une ballade qu’on verrait bien sur la b.o. d’un vieux Disney. Par contre, les pièces narrées s’apprécient davantage lové sur un sofa, concen­tré exclusivement sur la voix de sir Chris.
–  Natalia Wysocka

Joli, mais…
Yasmin Levy
Sentir (3/5)

Quatrième album de cette chan­teuse née à Jérusalem. Sur Sentir, elle continue de mélanger le flamenco et le ladino, une musique judéo-espagnole qui remonte à 1492, année de l’expulsion des juifs d’Espagne. Lancé en 2009 en Europe, le disque arrive ici avec une rumeur favorable. Il faut dire que le réalisateur Javier Limón a fait un très bon travail. Les instruments acoustiques sont magnifiques. Reste la voix de la chanteuse. Parfois jolie, elle agace parfois avec ses nuances exagérées et ses notes aiguës plus criées que chantées.
–  Éric Aussant

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt

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