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Retour de «Caméra Café»: un rire allongé, s’il vous plaît!

Caméra Café
Photo: Lou Scamble/Collaboration spéciale TVA

Caméra Café fait son retour sur les ondes de TVA à partir de mardi 12 janvier à 21h. Près d’une dizaine d’années après son arrêt, Métro a pu savourer quelques épisodes – corsés et mis au goût du jour – de l’émission culte en avant-première.

Il semble bien loin le temps où l’on retrouvait nos collègues autour de la machine à café pour une pause méritée. Et vu les récentes annonces du gouvernement de François Legault, celui-ci demeurera un souvenir pour un moment puisque le télétravail est obligatoire jusqu’au 8 février au moins.

C’est donc à point nommé que la série Caméra Café revient cet hiver pour une onzième saison afin de nous redonner le sourire grâce à «de nouveaux personnages et de nouvelles discussions», promet la directrice principale Chaînes et programmation de Groupe TVA, Nathalie Fabien, lors d’une conférence de presse virtuelle.

Après une mise sur pause – un terme très à la mode ces temps-ci, direz-vous! – de neuf ans, seuls le décor, l’ambiance et surtout le concept, dans lequel les employés sont filmés à leur insu, restent reste le même. Les personnages de Jean-Claude Langevin, Bruno Gagnon ou encore Jeanne Coulombe, avec leurs conversations désormais anachroniques, ont en effet laissé leur place à Mel, Phélippe-Alec-André Carrier, Maude et autres employés du bureau.

Inspirations 2020

Des blagues homophobes de la première mouture, il ne reste plus grand-chose non plus. Dans la salle de pause, on parle maintenant de racisme, de sexisme, de féminisme, d’inconduites sexuelles, de privilèges, de complotisme et même de bactéries – effet pandémie, très certainement.

«En 10 ans, il s’en est passé des tas de choses. Les relations au travail, celles entre les hommes et les femmes aussi, ne sont plus les mêmes. Tout a évolué, et donc le contenu de l’émission également», relate Daniel Gagnon, script-éditeur de l’émission. «C’est comme un portrait de la société avec les sujets qui la préoccupe», appuie le vice-président Contenus originaux de Québecor Contenu, Denis Dubois.

«Quelle est la différence entre une femme et une jument?» C’est ainsi que dans cette version de Caméra Café, on ne rit pas vraiment aux devinettes misogynes de Mike, cette caricature d’un mononcle macho inadapté à l’époque, mais on s’empresse de relever la stupidité de ses propos. Le tout saupoudré de beaucoup d’humour piquant à souhait et exécuté par de formidables comédiens. Évidemment, sans vouloir divulgâcher le reste, les dénonciations et le mouvement Black Lives Matter, qui ont marqué l’été passé, ont aussi inspiré les baristas d’une série dans l’air du temps, sans aucun doute.

Caméra Café, enfant de la Covid

Et la pandémie, dans tout ça? «L’heureux projet de retour de Caméra Café est né d’une discussion avec François [Rozon, producteur] cet été. On se disait que la fiction avait de la misère à reprendre et on était à la recherche de formats qui allaient, pensait-on à cette époque-là, faciliter le retour de la comédie. On a sauté sur l’idée en se croyant que ça allait être facile à faire», raconte Denis Dubois lors de la table-ronde.

Selon Louis Bolduc, l’un des producteurs, tourner dans le respect des normes sanitaires n’a pas été de tout repos. «Il a fallu mettre en place tout un stratagème de mise en scène pour s’en sortir. Notamment avec les invités qui ne pouvaient pas être dans la même bulle que nos comédiens principaux.»

«La formule de Caméra Café se prête très bien au jeu des invités. Bien sûr, on ne peut pas donner de noms, car ce sont des éléments-surprises.» – René Richard Cyr, réalisateur

«La Covid a été aussi lourde sur Caméra Café que pour les autres tournages», tempère-t-il toutefois. «La beauté de la chose, c’est que nos acteurs n’avaient, à quelques exceptions près, que ça à faire. On avait donc une exclusivité de leur part. Ça nous a un peu facilité la tâche», dit-il, avant de rappeler que seules neuf personnes par semaine ont le droit d’être dans un espace de moins du fameux deux mètres sur les plateaux.

La différence entre le monde d’avant et les contraintes de maintenant est, en tout cas, imperceptible à l’oeil nu.

Une distribution en osmose

Le fait que Caméra Café soit uniquement composé de plans-séquences fut aussi un réel défi, car il n’y a pas de montage possible. «Les acteurs sont tributaires les uns des autres. Si l’un d’entre eux se trompe, il faut tout recommencer. La première journée de tournage était un cauchemar, mais ensuite, tout le monde était embarqué dans le même train», ajoute l’un des réalisateurs René Richard Cyr.

Qu’ils soient têtes d’affiche ou nouveaux à l’écran, peu importe pourvu qu’on s’amuse avec eux. On rit ainsi aux éclats devant la moue d’Anne-Elisabeth Bossé, la rhétorique de Didier Lucien, les idées d’Étienne Lou, la répartie cinglante de Marie-Soleil Dion et les obsessions de José Gaudet.

Le premier épisode est dès à présent offert sur TVA+


  • Marie-Ève Trudel est la patronne
  • Anne-Elisabeth Bossé est l’éducatrice
  • Didier Lucien est l’avocat
  • Marie-Soleil Dion est la réceptionniste
  • Louis-Olivier Mauffette est le vendeur
  • Jocelyn Blanchard est aux RH
  • Étienne Lou est le comptable
  • Sylvie Léonard est au service à la clientèle
  • Simon Pigeon est le technicien informatique
  • José Gaudet est le concierge

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