Culture
13:59 23 avril 2021 | mise à jour le: 23 avril 2021 à 16:15 temps de lecture: 3 minutes

Une exposition revient sur le port du masque après un an de pandémie

Une exposition revient sur le port du masque après un an de pandémie
Photo: Berit Kessler/123RF

Au fil des mois, le masque est devenu un objet du quotidien. À tel point que le Westminster Menswear Archive a décidé de consacrer une exposition numérique à cet accessoire anti-Covid, souvent source de maladresses, incompréhensions et disputes.

Dire qu’il y a un an encore, c’était l’apanage des soignants. Le masque est rapidement passé de l’équipement de protection individuelle médicale à un accessoire qui se décline et se choisit avec soin. Une évolution que le Westminster Menswear Archive retracera à travers Undercover: From Necessity to Luxury: The Evolution of Face Coverings During Covid-19. Cette exposition virtuelle s’articulera autour de 52 masques issus de griffes comme Balenciaga, Adidas et Louis Vuitton mais aussi de la Metropolitan police de Londres et du club de football Manchester City.

Elle se penchera également sur la rapidité avec laquelle l’industrie de la mode a participé à l’effort collectif en convertissant leurs usines textiles dans la fabrication de masques à la chaîne. Si elles ont été saluées pour leurs actions vertueuses, elles y ont rapidement vu une opportunité de renforcer leur image de marque en créant des protections faciales personnalisées. Pour le plus grand plaisir des fashionistas qui ont délaissé les génériques masques chirurgicaux pour des modèles plus extravagants, comme ceux exposés dans Undercover.

Un accessoire sujet à controverse

«L’attitude du public à l’égard des masques s’est radicalisée au cours des 12 derniers mois», a déclaré au Guardian Andrew Groves, le co-curateur de l’exposition. «Pour un objet aussi simple et peu compliqué, ils sont rapidement devenus un article symbolique et controversé». La joueuse de tennis japonaise Naomi Osaka l’a parfaitement compris et avait profité de ses matchs à l’US Open pour arborer des masques dénonçant les violences policières aux États-Unis.

 

Si le masque est devenu une arme politique pour certains, il inquiète toutefois pour son impact écologique. Des chercheurs néerlandais ont récemment tiré la sonnette d’alarme en dressant une liste non-exhaustive des nombreux animaux ayant été victimes de l’utilisation de protections sanitaires jetables par les humains. L’exposition virtuelle du Westminster Menswear Archive abordera à travers une présentation photographique dédiée, intitulée Undercover. From Necessity to Debris: The Pollution of Face Coverings During Covid-19. Le public pourra y découvrir 365 clichés pris au cours de l’année dernière, mettant en scène des masques chirurgicaux jetés dans la rue. De quoi éveiller les consciences.

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