Malajube aux Francos: Une belle surprise
Malajube peut toujours compter sur ses fans : à 24 heures d’avis, ces derniers ont rempli L’Astral pour un concert-surprise de leur groupe fétiche, lundi soir. Et celui-ci n’a pas déçu… ce qui, en soi, n’est pas surprenant. Pour une septième année d’affilée, la formation a laissé son empreinte sur le festival en déversant sur le public montréalais ses implacables mélodies pop-rock.
Julien, Francis, Mathieu et Thomas son montés sur scène aux alentours de 23 h 15, éclairant la salle au moyen de lunettes bleues fluorescentes qu’ils ont fini par retirer après quelques chansons. Le quatuor a entamé son sprint de 90 minutes avec la lumineuse Synesthésie, premier extrait de sa plus récente offrande, La caverne. À notre plus grand plaisir, le groupe a joué la plupart des pièces tirées de cet excellent opus sorti au printemps. Alors que sur disque, Cro-Magnon, Ibuprofène et Le blizzard s’attaquent directement à vos hanches, en spectacle, le groove contagieux de ces titres descend jusque dans les pieds et provoque chez tous ceux qui y sont exposés l’envie soudaine de danser.
De ses albums précédents, Malajube a joué Étienne d’août, Filles à plumes, Les dents, le crabe et Pâte filo. Bien entendu, on aurait également voulu entendre Porté disparu, Luna et Ton plat favori, mais quand un groupe présente un répertoire aussi riche après seulement sept ans d’existence, on ne peut s’attendre à des miracles.
Le concert s’est déroulé à un train d’enfer. Hormis les salutations d’usage et un «Merci d’avoir répondu à l’appel, c’est fantastique», le groupe s’est montré – comme à l’habitude – peu volubile. Chose qui n’a pas semblé embêter les spectateurs, dont l’enthousiasme n’a cessé de croître au fil du spectacle, pour atteindre son paroxysme au rappel, avec Chienne folle, La monogamie et l’incontournable Montréal -40°C.